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04/10/2017

Islam terrorista: l'ipocrisia dei Media

Dunque riepiloghiamo: la Cia aveva avvertito i servizi spagnoli sul rischio di un attentato proprio alla Rambla. L’Isis già in febbraio aveva minacciato azioni terroristiche nelle aree frequentate dai turisti e il rischio era così elevato che, come ha sottolineato ieri Germano Dottori durante lo speciale su Rai3, alcuni tour operator hanno reclutato in segreto più di 100 ex membri delle truppe speciali britanniche, affinché controllassero siti sensibili, come le spiagge di Ibiza.

Sulla strage di Barcellona è già stato detto quasi tutto, mi limito a due osservazioni.

La prima. Considerato l’altissimo livello di allarme era così difficile blindare le Ramblas con delle protezioni anti intrusione, come avviene in molte piazze europee? Purtroppo siamo di fronte, come già avvenuto a Parigi e a Nizza, a un clamoroso fallimento dei servizi di intelligence, in questo caso spagnoli.

La seconda. E’ giunto il momento di smascherare l’ossimoro dietro a cui si trincerano le autorità dopo fatti come questi. Il refrain è sempre lo stesso: orrore per gli attentati, ma noi siamo migliori, noi non dobbiamo aver paura; dunque dobbiamo continuare a mantenere le frontiere aperte e ad accogliere gli immigrati islamici. Paradossalmente fino ad oggi questo approccio è stato vincente, ma razionalmente non sta in piedi.

Anche l’ultimo attentato in Finlandia è avvenuto al grido di Allah Akbar.

E questo perbenismo porta a inaccettabili forme di autocensura. Guardate queste immagini:

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Vi ricordano qualcosa? La prima la conoscete tutti. I media non si sono fatti scrupoli nel mostrare l’immagine del piccolo Aylan, perché serviva a giustificare moralmente l’immigrazione, ma la seconda immagine, segnalata su twitter, non diventerà una hit mondiale. La maggior parte del pubblico non la vedrà mai, eppure mostra un altro bambino di tre anni ucciso assieme alla madre dei terroristi islamici sulla Rambla. Viene censurata. Perché se venisse diffusa susciterebbe un’altra ondata emotiva ma nel senso contrario a quello desiderato dal mainstream multiculturale e globalizzante. E’ un’ipocrisia, ma rivelatrice. Così si gestisce l’opinione pubblica.

Sia chiaro: sebbene le cause del terrorismo non possano essere banalizzate e ha ragione chi sostiene che a destabilizzare il Medio Oriente siamo stati noi occidentali, in primis gli americani in Irak, Afghanistan, Libia e Siria, è innegabile che l’immigrazione incontrollata a cui stiamo assistendo da mesi e che riguarda principalmente l’Italia, sia fonte di destabilizzazione sociale, per la mancata integrazione di masse enormi di migranti a cui è impossibile garantire un lavoro e una normale accoglienza, e dunque di fenomeni estremi, come l’aumento della violenza, della criminalità, dell’estremismo religioso e, infine, del terrorismo.

Ecco perché ha ragione chi manifesta gridando “io non ho paura”. Ma quel grido andrebbe accompagnato con l’urlo: “Enough is enough” come dicono gli inglesi. Ovvero l’immigrazione incontrollata, soprattutto quella islamica, non è più accettabile. Ovvero, in italiano, abbiamo sopportato abbastanza.

FONTE http://blog.ilgiornale.it/foa/2017/08/18/immigrati-islamici-e-terrorismo-questa-foto-smaschera-lipocrisia-dei-media/

Islamisme : Le dénis continue

LE FIGARO. - Un attentat a eu lieu, dimanche, à la gare Saint-Charles à Marseille. Deux femmes ont été tuées…

Jeannette BOUGRAB. - L'horreur à l'état brut! Viser les femmes par égorgement et éventration, comme dans les montagnes de Blida, en Algérie, dans les années 1990, n'est pas anodin. Cela a une signification politique. Selon Ali Harb, un philosophe libanais, la violence dans l'islam est démultipliée parce que sa doxa religieuse se structure autour de deux notions: la pureté et la souillure. Dans l'islam, les femmes sont considérées comme impures. S'attaquer aux femmes, c'est répondre à une lecture littérale du Coran. Lorsque la communauté internationale s'est indignée des viols commis par l'État islamique, leurs dirigeants ont objecté qu'ils répondaient à une prescription: «Chacun doit se rappeler que réduire en esclavage les familles kuffars et prendre leurs femmes comme concubines est un aspect fermement établi par la charia. Et qu'en le niant ou le moquant, on nierait ou on moquerait les versets du Coran.» Même une femme musulmane n'existe pas seule. Mariée, on la soupçonne d'exciter les instincts masculins. Aussi doit-elle se cacher sous des voiles plus ou moins intégraux. Quant à l'égalité à laquelle le droit français nous a habitués, elle n'existe pas dans les pays musulmans. La femme est par nature inférieure. Le plus inouï, c'est qu'il y a des féministes françaises pour le justifier. Comment leur prose peut-elle être publiée dans des journaux qui hissent la cause des femmes comme étendard?

On mesure le degré de civilisation d'un pays à son respect des femmes. Or, on assiste en France à une escalade: des femmes sont chassées des rues et des cafés et désormais égorgées et éventrées. Ce qui me glace le sang au lendemain de cette boucherie de Marseille, c'est le tournant symbolique très important que cela amorce. On pensait que cette barbarie s'arrêterait aux frontières de l'Algérie, de l'Irak ou de la Syrie. Aujourd'hui, elle touche la France. Demain d'autres femmes se feront assassiner dans des conditions atroces. Il faudrait descendre dans la rue pour crier que meurtrir les femmes, c'est meurtrier le corps même de la France.

«Ce qui me glace le sang au lendemain de cette boucherie de Marseille, c'est le tournant symbolique très important que cela amorce»

Jeannette Bougrab

Depuis 2015, on ne compte plus ce type d'attentats. Assiste-t-on à une banalisation? Une résignation?

Il suffisait de regarder dimanche les chaînes d'information: cette barbarie inouïe était reléguée au second plan par rapport à la Catalogne. Plus que de la résignation ou de la banalisation, il faut parler de déni.

On n'ose pas nommer le mal de peur d'être accusé de racisme ou d'«islamophobie». L'égorgement et l'éventration de ces femmes me rappelle le début des violences du FIS en Algérie à la fin des années 1980 et le discours de François Mitterrand qui expliquait ces violences par l'absence de processus démocratique dans ce pays. À l'époque, les élites françaises n'ont pas voulu voir la réalité dans sa monstruosité. Cela s'est soldé par 300.000 morts en 10 ans. De même, après les émeutes de banlieue en 2005, on expliquait qu'à Marseille, il y avait un modèle d'intégration qui fonctionnait, un vouloir vivre ensemble à travers l'identité marseillaise. Et on se rend compte aujourd'hui qu'aucune partie du territoire national n'est protégée de la barbarie islamiste.

Dans votre nouveau livre, vous faites un parallèle avec la guerre d'Algérie. Pourquoi?

La guerre d'Algérie a représenté un tournant car la terreur a été semée délibérément dans la population civile. Les combattants du FLN s'attaquaient aussi bien aux soldats qu'aux enfants et même aux femmes enceintes. Le terrorisme contemporain puise pour partie ses origines dans la guerre d'Algérie, plus précisément dans la dimension religieuse de la lutte pour l'indépendance - dimension longtemps occultée au profit de la seule dimension nationaliste à laquelle elle ne se réduisait pourtant pas. En 2016, dans un livre courageux, Jean Birnbaum, homme de gauche, a critiqué sa propre famille politique pour ce qu'il appelle son «silence religieux». À ses yeux, la gauche refuse d'admettre le fondement religieux des attentats frappant la France de peur de susciter un amalgame entre islam et terrorisme qui pourrait faire le jeu du Front national. Selon lui, ce réflexe quasi pavlovien trouve son explication dans les non-dits de la guerre d'Algérie dont, en particulier, l'occultation de la nature réelle du FLN, à savoir l'enracinement de ce mouvement dans la foi islamique. «La révolution algérienne est fondée et bâtie sur le respect des principes de l'islam», proclamait à l'époque le FLN. Ce mouvement imposait à ses combattants un rigorisme religieux: interdiction du tabac, de l'alcool, des jeux d'argent et nez coupé à ceux qui étaient surpris en train de fumer pendant le ramadan! De crainte de disqualifier ce mouvement politico-militaire indépendantiste, la gauche a préféré taire la dimension religieuse du nationalisme algérien. Pourtant une violence qui s'exerce au nom de Dieu n'est pas n'importe quelle violence. Elle est loin d'être anodine. Nous sommes les héritiers de ce non-dit.

Que faire alors pour éviter que l'histoire ne se répète?

Il y a des choses très concrètes à faire au-delà des incantations. Comment se fait-il qu'un jeune délinquant, qui a tenté à plusieurs reprises d'aller en Syrie, soit remis en liberté avec un bracelet électronique et qu'il puisse, sans être inquiété, aller égorger le père Hamel dans une église? Que faisait sur le territoire le Tunisien qui a assassiné ces deux jeunes femmes à Marseille? Non seulement il était en situation irrégulière, mais également connu des services de police! Ce genre de cas ne devrait pas exister. Il faut, au nom du principe de précaution, pouvoir priver de liberté toute personne liée de près ou de loin à une organisation terroriste. Nous devons réduire le pouvoir d'appréciation des juges qui sont susceptibles de remettre en liberté des individus radicalisés. Cela demande un changement de mentalité de la part des magistrats. Par ailleurs, comme le juge Trévidic lui-même le dit très bien, les textes juridiques ne sont plus adaptés à la situation. Et ce qui est dramatique en France, c'est qu'il y a toujours une explication pour justifier et dédouaner les auteurs d'attentats ou les islamistes qui nourrissent le terrorisme. Lorsque Danièle Obono, députée de Paris (Les Insoumis), explique qu'un chauffeur RATP qui refuse de conduire un bus après une femme n'est pas nécessairement radicalisé, mais peut être simplement «sexiste», elle se fait l'idiote utile, pour ne pas dire la complice, des islamistes. De même que les dix-neuf intellectuels supposés qui, dans Le Monde, ont mené la charge contre Kamel Daoud, coupable d'avoir dénoncé la misère sexuelle du monde musulman - intellectuels qui excusaient les auteurs des agressions sexuelles de Cologne. Depuis Sartre, cette «complicité» est propre à l'intellectuel de gauche de Saint-Germain-des-Prés ou d'ailleurs. Jadis, Alain Badiou a salué l'arrivée des Khmers rouges à Phnom Penh, qui ont causé la mort de deux millions de personnes. Aujourd'hui, les intellectuels français devraient s'instruire auprès des intellectuels de culture musulmane qui ont subi l'horreur de la guerre civile en Algérie: Kamel Daoud, mais aussi Boualem Sansal, qui malgré les menaces sur sa vie ne se laisse impressionner ni par les imams qui appellent au meurtre, ni par les meneurs d'une certaine gauche française qui a corrompu le mouvement antiraciste pour en faire un outil d'oppression.

* Vient de publier «Lettre d'exil: la barbarie et nous» (Editions du Cerf, 2017, 224 p., 18 €).

SOURCE http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/2017/10/02/31003-20171002ARTFIG00267-jeannette-bougrab-malgre-l-attentat-islamiste-de-marseille-le-deni-continue.php

La strategie islamo totalitaire en version officielle 2000

Edition 2000

Validée à Doha (Quatar)

Tout y est, nécessité de non intégration réélle dans les sociétés occidentales, revendications, apartheid.....

Aucune réaction officielle de la part de nos "élites" politiques et intellectuelles

A télécharger et lire avec attention

C'était avant les Twins towers, les vignettes, Charlie et tout le Bataclan

Après on parlera d'islam de France, d'Europe ou d'autres tromperies de ce genre...

 

TELECHARGEMENT   StratégieExtVFLR1.pdf

03/10/2017

Mauranne , Laura, .....

Uccise da un'idéologia misogina, sessista, razzista, violenta, totalitaria, intollerante, idiota, ritardata mentale, INCOMPATIBILE  con la nostra cultura occidentale

Uccise dalla stupidità di chi tollera l'intollerabile, di chi lascia fare, di chi non osa dire, di chi rinnega secoli di lotte contro chi soffoca la nostra liberta' di pensiero e d'azione

Uccise da chi soffoca nel sangue la gioia solare di vivere di queste nostre ragazze et ci impone donne vestite comme sacchi di immondizia nera (come in alto a sinistra)

Uccise da bestie schizofreniche che invece di ragionare...recitano ed odiano tutto cio' che non é maomettano

Un sacrificio inutile, evitabile, che ne preannuncia altri, ogni giorno ed ovunque nel mondo

Dobbiamo continuare la lotta per loro, per noi, per le generazioni future!

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02/10/2017

Les ennemis de la France se nourrissent de sa tolérance

Inutile de répéter ce qu’ont très clairement et très justement écrit Barbara Lefebvre dans Le Figaro et Jean-Paul Brighelli ici-même, même si à mon avis, cher Jean-Paul, vouloir combattre l’islamisation par la mixité sociale revient à essayer d’enrayer une épidémie en dispersant des malades contagieux dans la population saine.

Le combat contre l’islam politique est avant tout culturel. On peut même dire qu’il n’est que culturel, et que la volonté de défendre notre culture et nos vies y compris par l’emploi de la force légale n’est qu’un aspect, peut-être même un sous-produit, de ce combat culturel. Il est inutile de disposer d’un arsenal sécuritaire, qu’il soit policier, militaire ou juridique, si l’on n’a pas la force morale de s’en servir, ou si l’on s’interdit la lucidité de voir le réel tel qu’il est pour utiliser cet arsenal à bon escient.

L’islamisation et la délinquance des banlieues ne doivent surtout pas être confondues, malgré les liens qu’elles entretiennent. Les idéologues d’Arabie saoudite et du Qatar ne sont pas connus pour avoir grandi dans des ghettos urbains, non plus que Hani et Tariq Ramadan, ou Alija Izetbegović. Cependant, islamisation et délinquance des « quartiers difficiles » ont en commun la faiblesse coupable de la réponse que l’État leur apporte, et son ahurissante inefficacité. Nous allons y revenir.

L’un des ouvrages les plus utiles et les plus stimulants pour qui veut comprendre ce à quoi nous sommes confrontés, est un court mais magistral essai intitulé Fascination du djihad. Fureurs islamistes et défaite de la paix. Nous le devons au médiéviste Gabriel Martinez-Gros, spécialiste d’Al-Andalus et d’Ibn Khaldoun. Historien, il a parfaitement compris ce qui continue d’échapper à beaucoup de journalistes, diplomates, criminologues, ministre de l’Intérieur se prenant pour un psychiatre et autres élus complaisants, ou prétendus experts en déradicalisation.

Voici, entre autres, ce qu’écrit Gabriel Martinez-Gros : « Le désarmement idéologique des États renforce partout la dissidence armée ». Nous sommes face à « des formes de refus et de violence d’autant plus radicales qu’elles sont plus efficaces face à des populations majoritaires de plus en plus désarmées matériellement et psychologiquement », en raison de « la domination sans partage du discours non violent. Il n’est pas de recours à la force, si légitime qu’en semble la cause, qui ne suscite réticence. Il n’est pas de guerre qu’on ne déclare absurde, ou dont on accepte d’examiner les raisons. » Or, « le djihadisme rompt avec la morale des masses, et se revendique en élite de guerriers. »

Sans la rejeter a priori, il disqualifie après examen la thèse de « l’islamisation de la radicalité. » « La première préoccupation de ceux qui la soutiennent est en effet de disculper l’Islam, et surtout la religion musulmane, de toute implication dans la violence du djihadisme – ou plutôt du terrorisme, selon les mots que la réserve médiatique et politique impose le plus souvent. Ces événements, disent-ils, pourraient survenir n’importe où. C’est évidemment faux. […] Ce choix de l’Islam, effectué par des millions de militants dans le monde, n’est ni fortuit, ni superficiel. Tout étudiant en sciences humaines sait – ou devrait savoir – qu’il est impossible d’analyser un phénomène – ethnologique, sociologique, historique – hors des mots dans lesquels il se donne. Imagine-t-on d’analyser le nazisme comme on prétend aujourd’hui analyser le djihadisme, en détachant sa « base sociale » de son « propos idéologique » ? On en conclurait que les nazis furent des ouvriers malchanceux, des petits commerçants ruinés par la crise, des intellectuels au chômage, des ratés du système capitaliste… La guerre mondiale, la hiérarchie des races, l’extermination des juifs ? Simple habillage infantile d’une violence de déshérités… »

Et il dénonce l’aveuglement de « la gauche en particulier, qui ne veut voir que problèmes sociaux là où éclate l’évidence d’un choix politique. Le paradoxe veut que ce même consensus, et cette même gauche, s’alarment d’une extrême droite populiste, dont le programme ne comporte pourtant aucune des condamnations radicales des fondements de l’Occident – en particulier la souveraineté du peuple, l’abolition de l’esclavage et de la polygamie, ou l’égalité des sexes – que les djihadistes proclament très ouvertement. »

Hélas, les Etats « ne permettent en revanche à personne d’imaginer que les « barbares » de leurs banlieues sont autre chose que des civilisés potentiels, malheureux d’être privés des bénéfices de la civilisation. Un délinquant, surtout s’il est jeune, a dû manquer d’affection, d’école, de soin, de théâtre, d’art, de salle de sport…, de mille autres choses sans doute à condition qu’on les fasse précéder du verbe « manquer ». »

Le jeune délinquant, tout comme le djihadiste, sont ainsi avant tout considérés comme des victimes de la société. Leurs victimes à eux, en revanche, n’ayant pas choisi de faire sécession par rapport au reste du corps social, ne sont pas perçues comme des individus à part entière, mais comme « la société » elle-même, frappée uniquement en réponse à ses torts. Puisqu’elles respectent les règles communes, c’est qu’elles les acceptent, donc qu’elles font partie de la société, donc qu’elles portent une part de sa culpabilité collective, donc qu’il est légitime de s’en prendre à elles.

Dans un mélange écœurant de concurrence victimaire, de déterminisme social, de négation du libre-arbitre, et de mépris envers toutes les personnes qui réussissent malgré des origines ethniques, culturelles, géographiques ou sociales dites « défavorisées », cette attitude déresponsabilise les coupables, et désarme ceux qui voudraient les combattre.

Comme le montre très bien Fatiha Boudjahlat, l’odieuse campagne contre Leïla Slimani, par exemple, n’est qu’une tête supplémentaire de cette hydre.

L’Education nationale est coupable de la situation, mais elle n’est pas seule. Les établissements scolaires devraient être des sanctuaires, des havres de sécurité, de paix et de savoir, mais il est illusoire d’espérer que les élèves oublient lorsqu’ils s’y trouvent les leçons qu’ils apprennent en dehors.

Or, pour certains, l’impunité est l’une des plus importantes de ces leçons. Pire encore, quelle que soit la bonne volonté des enseignants, les élèves savent bien que la loi des juges est une autorité supérieure à celle de l’Educ’nat. Et bien qu’ils ne la respectent pas, les plus problématiques d’entre eux savent parfaitement l’utiliser à leur profit. Ils dédaignent leurs devoirs, mais connaissent très bien leurs droits.

Cette attitude destructrice, hélas, est encouragée par la justice des mineurs. Parfois involontairement, parfois de manière calculée, idéologique et militante, notamment par le Syndicat de la magistrature et ses affidés. Dans tous les cas, le constat est similaire : les rappels à la loi et autres mesures dites « éducatives » se succèdent sans être pris au sérieux par les jeunes délinquants. Ils les confortent même dans leur idée que l’autorité officielle n’a aucune crédibilité, ni pour les sanctionner, ni pour les protéger.

Celui qui voudrait vivre normalement, inséré dans la société, découvre bien vite que plus il la respectera, moins la loi le défendra. Mieux vaut donc qu’il se débrouille par lui-même et selon ses propres règles ! De son côté, celui qui fait le choix de la prédation au détriment d’autrui, constate sans cesse qu’il est très facile de violer la loi, et que les leçons de morale ne s’accompagnent que rarement de la volonté d’agir.

Une société qui refuse de se défendre, qui refuse de protéger ses propres membres et qui leur interdit de se protéger eux-mêmes, peut difficilement susciter l’envie d’adhésion !

A ce sujet, demandons-nous aussi quel message véhicule le dédain affiché par beaucoup de politiques, de journalistes et de magistrats envers les forces de l’ordre et les militaires, qui pourtant risquent leur vie pour les protéger…

Ajoutons qu’en les victimisant, la justice infantilise les jeunes délinquants, à tel point que le premier emprisonnement est souvent vécu comme un moment festif, le signe du passage à l’âge adulte. Il est d’ailleurs intéressant de constater que des groupes qui pourtant méprisent notre société continuent à rechercher ainsi sa confirmation que, enfin, quelqu’un est « un homme, un vrai ». Mais comment s’étonner qu’un adolescent que les juges traitent comme un enfant irresponsable préfère se tourner vers le recruteur djihadiste qui lui offre de rejoindre la cour des grands ?

Au passage, on voit l’importance d’un discours comme celui de Charlie Hebdo. Il y a le « même pas peur » infantile de l’après-Barcelone, qui en évitant de nommer l’ennemi pour ne froisser personne montre justement sa peur, et suscite dans les rangs djihadistes un mélange d’incrédulité et de dédain. Mais Charlie est tout autre. Ce qu’il dit à nos ennemis c’est : la violence ne vous rendra pas respectables. Nous prendrons au sérieux la menace que vous incarnez, mais nous ne vous prendrons pas au sérieux en tant qu’hommes. Discours évidemment insupportable pour les islamistes, et ô combien salutaire.

Charlie le dit à travers la Lettre aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes de Charb, Détruire le fascisme islamique de Zineb, ou tout simplement sa récente couverture « L’islam, religion de paix… éternelle » et le remarquable éditorial de Riss qui l’accompagne. « Le confort, c’est l’obsession de nos sociétés consuméristes » écrit Riss, confort aussi bien matériel qu’intellectuel. Il y a un peu plus de six siècles, Ibn Khaldoun ne décrivait pas autrement ceux qui sont condamnés à être la proie des marges violentes

Lâcheté ou compromission, les refus répétés de permettre les représentations de la pièce de théâtre issue de la Lettre aux escrocs de l’islamophobie  sont eux aussi délétères, et contribuent à donner de notre société une image terrible et méprisable. Voici un homme qui est mort pour avoir mené jusqu’au bout son combat pour nos valeurs, et nous n’avons même pas le courage de faire entendre son message posthume ! L’État islamique, au moins, ne traite pas ainsi ses martyrs…

Nous mobilisons bien des escadrons de gendarmes mobiles et des CRS pour sécuriser les déplacements de ministres, alors qu’ils n’ont pas une once du courage ni de la lucidité de Charb, et qu’ils délivrent des discours creux et des promesses auxquelles personne ne croit, alors que son propos, lui, est nécessaire. Nous pourrions bien mobiliser une fraction de nos forces de l’ordre pour sécuriser quelques théâtres… Je connais même des gendarmes et des policiers qui seraient fiers de le faire bénévolement ! Mais je digresse.

Réformer la justice des mineurs ne suffira pas à combattre l’islamisation de toute une frange de la jeunesse. Il faut aussi, entre autres, rendre possible la fierté d’appartenir à la communauté nationale et à la République, en cessant d’enseigner le mépris de la France et de l’Occident. Lutter intellectuellement contre les dogmes religieux et les influences politiques qui voudraient empêcher la critique des textes prônant le jihad, et donc de fait y préparent. Cesser de condamner aveuglément « la violence » sans jamais interroger ses buts, et offrir des débouchés positifs et valorisés à la soif d’action et d’héroïsme. Savoir que l’on n’affronte pas quelqu’un parce qu’il est « méchant », mais parce qu’il est dangereux. Accepter que l’on ne peut pas sauver les gens contre leur gré, que certains ici ou ailleurs choisissent librement d’être nos ennemis, et que nous devrons les combattre sans haine mais sans faiblesse. Oser affirmer, enfin, qu’il y a des principes sur lesquels nous ne transigerons pas, et des projets de société que nous n’accepterons pas, peu importe qu’ils tentent de s’imposer par la violence ou par des moyens légaux.

Comme l’écrit Karl Popper : « Si nous étendons la tolérance illimitée même à ceux qui sont intolérants, si nous ne sommes pas disposés à défendre une société tolérante contre l’impact de l’intolérant, alors le tolérant sera détruit, et la tolérance avec lui. »

Une justice des mineurs qui comprendrait enfin que la sanction fait partie intégrante de l’éducation ne saurait être une réponse suffisante. Mais elle est une part nécessaire de la réponse.

Elle est indispensable pour montrer à notre jeunesse, et je dis bien notre, quelles que soient ses origines, que la France est crédible, et que nous saurons protéger ceux qui nous rejoignent, parce que nous aurons la détermination de combattre ceux qui nous menacent.

 

SOURCE www.causeur.fr