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24/04/2007

Halte à la gauche caviar!

CLIP OFFICIEL:http://www.youtube.com/watch?v=fuCauRh9gCU

TOUT SAUF MARIE SEGOLENE ET SES CLAMPINS!

17/04/2007

Prêcher le coran en Italie

Un prêcheur turinois s'en prenait, dans ses exhortations, aux catholiques, aux juifs et aux femmes.

SOUAD SBAI est indignée. Cette Marocaine qui a fait de l'intégration des immigrés en Italie le combat de toute sa vie, ne supporte pas le climat de haine et de violence que de prétendus imams prêchent dans leurs mosquées.
Les exemples sont légion. Dernier en date, un imam turinois, Mohammed Khohaila, professe en chaire la défiance du catholique et du juif : « Ne fréquentez aucun étranger (à l'islam, NDLR). Ne faites aucun compromis avec les athées. Il faut les tuer. Un point c'est tout. » À l'égard des femmes, son enseignement est du même acabit : « Elles sont inférieures à l'homme. Soumettez-les. N'hésitez pas à les battre. Elles fileront droit. »
Des mariages arrangés
Mais les invectives de ce marchand de fruits et légumes marocain, émigré en Italie depuis dix-neuf ans et qui s'est un jour improvisé prédicateur de la foi, ne sont pas passées inaperçues. La scène a été filmée par une caméra cachée de la Rai, et diffusée à la télévision où elle a fait grand bruit. Alfredo Mantovano, ancien vice-ministre de l'Intérieur de Silvio Berlusconi et sénateur d'Alliance nationale, demande l'expulsion immédiate du prédicateur. La magistrature a ouvert une enquête.
Ces exemples de fanatisme religieux se multiplient dans les mosquées italiennes. De Turin à Milan en passant par Padoue, l'Italie du Nord pullule de ces imams radicaux. Certains sont proches d'al-Qaida ou de sectes terroristes assimilées. Tel Abou Omar, l'imam égyptien enlevé en 2003 à Milan par un commando de la CIA. Ou encore Boukiri Bousta, le prédécesseur de Khohaila, expulsé d'Italie pour ses discours fanatisés.
Des actes d'intolérance dont les femmes d'immigrés sont les premières victimes, Souad Sbai en cite des dizaines. Cela va du mari, installé à Vérone, qui fracasse la mâchoire de sa femme sans raison apparente et que le juge relaxe au prétexte que cela « fait partie de leurs habitudes culturelles », au médecin syrien qui conseille à ses patients d'avoir plusieurs femmes « parce que cela fait du bien à la prostate ». En passant par des mariages arrangés dès le plus jeune âge, ou des imams qui célèbrent en douce des unions polygames en infraction avec la loi italienne, et d'innombrables cas de séquestration de femmes et de filles à la maison.
« Comment ne pas être révoltée ? », s'indigne Souad Sbai, qui préside la communauté marocaine d'Italie et dirige des publications destinées à faciliter l'intégration des immigrés. Elle part en guerre contre « l'hypocrisie » de la gauche : « Elle se remplit la bouche de multiculturalisme, de respect des diversités culturelles. Sans chercher à dénoncer les pressions et les violences auxquelles les femmes d'immigrés musulmans sont soumises. » Elle poursuit : « De nombreuses Marocaines sont contraintes de porter le voile parce que l'imam a dit à leur mari qu'il n'était pas un homme si sa femme s'y refusait. Elles restent analphabètes» Alors qu'au Maroc, fait-elle valoir, le voile n'est pas obligatoire et le taux d'analphabétisme a régressé de 80 à 35 % en sept ans parmi les femmes grâce à la nouvelle loi sur la famille. Elle réclame davantage de fermeté vis-à-vis des imams radicaux prêchant le djihad : ils devraient, selon elle, être expulsés.

13/04/2007

Mission: detruire le socle laïque de la société

Nous vivons une époque curieuse : une religion , historiquement établie mais émergeant depuis peu, que toutes les enquêtes d’opinion désignent comme très minoritaire dans sa pratique comme dans son influence réelle, suscite une couverture médiatique, une attention bien-pensante, un intérêt politicien tels qu’on peut légitimement se demander ce qu’une telle résonance cache …

Car l’Islam – puisque c’est de lui dont il s’agit- n’est reconnu comme religion de référence que par 4 % de notre population ( enquête « CSA- Le Monde des Religions » de janvier 2007 , confirmée par l’étude parue dans « La Vie » du 01 /03 /07 ) , et pratiqué par à peine un quart de ceux-là mêmes qui le reconnaissent ( et encore : 10 % des 20 000 français de culture musulmane pratiqueraient vraiment dans les Pyrénées Orientales selon les chiffres cités par l’imam de la nouvelle mosquée de Perpignan … alors que 13 mosquées existent dans le 66 – AFP du 18 /12/06 ).
Est-ce par leur activisme , leur dynamisme, leur technique affinée du « lobbying » que les « religieux » de ce culte obtiennent une telle « surface médiatique » ? Est-ce parce qu’ils se considèrent comme « mal servis » en lieux de prières et qu’ils mènent un combat revendicatif pour marquer le paysage français des images matérielles de leur foi que les politiciens locaux ont tendance à les écouter et à aller au-devant même de besoins qu’ils amplifient ? Est-ce parce que les tenants de cette religion ont compris comment il fallait jouer des leviers de la démocratie et des valeurs républicaines qu’ils trouvent les soutiens de la « bien-pensance » médiatico-intellectuelle toujours avide d’exotisme et de minorités à défendre ? Est-ce parce que leur demande de faire valoir comme première leur loi religieuse et coutumière face à la loi générale élaborée par la communauté républicaine leur ouvre une oreille complaisante en tous ceux que le mot « République » ( et l’expression « République indivisible et laïque » ) hérissent au plus haut point ? Est-ce que c’est parce que la menace de l’intégrisme et du terrorisme islamistes fait peur à une société pusillanime , laissant par sa faiblesse s’exprimer la force de ceux qui veulent la détruire de l’intérieur, que le champ libre est donné à ceux qui souhaitent s’organiser « à part » dans une communauté repliée sur elle-même et hostile à notre Histoire et à nos valeurs ? … Toujours est-il que le discours fractionniste des tenants de l’islam politique ( cela fleure bon le pléonasme) , relayé par tout ce que la France compte de défenseurs des « opprimés et stigmatisés » et de partisans de la libre circulation de la main d’œuvre taillable et corvéable « à merci » ,semble s’imposer chaque jour davantage , faisant imaginer à chacun ce que pourrait devenir notre espace politique et sociétal si y triomphait le communautarisme , islamique d’abord , puis de toutes les composantes possibles , et pas seulement religieuses. Discours porteur du danger d’émiettement de notre société, d’introduction dans notre espace politique de la loi des minorités ou des groupes d’influence , au détriment de la loi générale élaborée démocratiquement par tous , et qui se définit non par le suffrage universel mais par « des propriétés sociales, culturelles, économiques, religieuses au nom desquelles une règle peut être produite »( C. Kintzler) . Or notre socle républicain laïque, par le pouvoir qu’il donne au citoyen en tant que tel , par son système législatif, par ses institutions , peut empêcher ce délitement de notre espace politique et sociétal> … pour peu que chacun le veuille et que les représentants du peuple s’y emploient sans arrière-pensées et avec vigueur …

Or c’est là que le « bât » blesse …

Alors que la stricte application des principes de la loi fondamentale de 1905 et de l’ensemble des textes institutionnalisant la laïcité permettrait la mise en sommeil de toutes les revendications communautaristes islamiques ou autres, alors que le « paysage » spirituel de notre pays impose encore davantage aujourd’hui qu’hier la laïcité par la prédominance de la non-religion (1 français sur 3 ne se reconnaît en aucune, 50% des catholiques avouent ne pas croire en Dieu…), on assiste à une triple instrumentalisation de la religion musulmane, claironnée comme la deuxième religion de France (4% de la population totale…et encore !) dont il faut tenter de comprendre les raisons et les mécanismes .
Il est de grande évidence que cette religion, nouvellement implantée vraiment à cause des flux migratoires du Maghreb et d’Afrique sub-saharienne, est instrumentalisée par ses religieux eux-mêmes et les adeptes d’un islam plus politique que spirituel, tant ils ressentent le besoin de conserver sur ces populations déracinées l’emprise qu’ils ont sur les populations des pays d’origine. Construire ici une communauté autour de la religion, avec mosquée, centre social, école coranique, c’est réaliser dans le nouveau pays l’espace sociétal de l’ancien et maintenir sous la coupe aliénante du « prophète » ceux qui auraient des velléités de fuite au contact d’un monde nouveau, apaisé, développé matériellement, socialement, culturellement … Vieux procédé de toute religion dominante qui ne se contente pas du salut des âmes mais veut décider du corps de chacun et du corps social en général.. Quand on arrive dans un pays où seulement 23% de la population répondent positivement à la question « la religion est-elle importante dans votre vie quotidienne ? » ( AFP. Novembre 2006), on peut être tenté de relativiser la nécessité de se conformer à des lois, des rites, des préceptes dont la pertinence est toute relative…. Ce n’est pas pour rien que l’Arabie Saoudite a dépêché en Occident des milliers d’imams pour encadrer les « fidèles » expatriés ! Que l’immigré musulman soit contrôlé, pris en charge, modelé par le religieux permet de garder la main sur lui comme sur ceux qui sont restés, de construire une base solide à un prosélytisme dont l’islam s’est toujours recommandé, d’affaiblir les démocraties d’accueil dont les valeurs, les systèmes de pensée, les modes d’organisation nient, de fait, l’islam lui-même. Aussi ces nouveaux missionnaires n’ont-ils pas manqué d’œuvrer en direction de ceux qui étaient déjà établis, jouant de leurs difficultés sociales, culturelles , intellectuelles , pour les réinsérer dans le giron d’une religion qu’ils avaient souvent quittée , la situation internationale se révélant pour ces convertis un prétexte commode et un exutoire rédempteur. …Il n’est qu’à se tourner vers les « cités » de Trappes, de Mantes ou des Mureaux (exemples parmi d’autres… ) pour se rendre compte comment une « islamisation rampante et à petits pas » les a transformées en espaces communautarisés que les leaders musulmans du secteur régissent d’une main ferme et où ils imposent une loi qui n’est plus celle d’une République qui a déserté les lieux, utilisant d’ailleurs leur influence religieuse pour peser sur les élus du suffrage universel …

Mais cette instrumentalisation de cette religion par ceux qui la structurent ne serait pas possible ici sans une autre instrumentalisation qui la permet et la sous-tend , celle perpétrée par les politiciens locaux, qu’ils viennent de « l’humanitarisme bien-pensant d’une gauche révolutionnaro-caviar » ou , tout simplement, qu’ils soient représentants du libéralisme économique triomphant. Pour ceux-ci, l’enfermement de l’immigré musulman dans le cadre strict de son espace religieux est une aubaine : outre que la libre circulation de la main d’œuvre (demandée même par un Krivine de haute volée…) leur apporte des travailleurs malléables et dociles, la prise en mains communautariste de cet afflux le soumet à la loi religieuse au détriment de la loi générale et freine par là même tout combat politique et social en transférant les difficultés , les revendications, dans le champ du sociétal où se nouent des conflits humains entre les groupes et non plus entre ceux qui possèdent l’outil de travail et ceux qui n’ont que leur force de travail à négocier… Qui ne voit ici que les « donneurs d’ordre » dans les domaines des activités non-délocalisables ont tout intérêt à laisser la main d’œuvre « délocalisée » aux mains de la communauté religieuse, surtout musulmane, afin d’économiser un combat social et politique qui est celui de l’émancipation démocratique et de l’affirmation de l’identité individuelle ? Mais, dans cette perspective, les forces dominantes du marché libéral sont rejointes ( consciemment ou non) par les tenants d’une idéologie « humanitariste » et « gauchisante » qui deviennent les apôtres d’un islam politique organisant dans l’espace sociétal unique de la République des espaces communautaires où les lois de la République(qu’ils honnissent le plus souvent) sont bafouées. Théorisant l’adage imbécile « les ennemis de mes ennemis sont mes amis » ( puisque les pays théocratiques musulmans sont les ennemis supposés des USA, et que « l’islam politique » s’oppose à la République… ), ils essaient d’exploiter là un nouveau « lumpenprolétariat » ( issu d’une immigration non-stop et de toutes les régularisations possibles et imaginables) qui leur donnerait des couleurs « électorales », à eux qui n’arrivent plus à influencer le monde du travail dans notre pays… Portant au plus au point leur rejet de notre Histoire et de son processus de création d’une République indivisible et laïque, ils espèrent de l’émiettement en communautés religieuses et/ou autres ( mais ils n’aimeraient pas des communautés évangélistes…allez savoir pourquoi !) un affaiblissement de la nation, courant de ce fait au-devant des intentions de tous ceux qui veulent construire l’Europe politique sur la « déstructuration » des nations et l’éclatement sociétal en un modèle anglo-saxon. Le bal des « faux-culs » ,ici, est rythmé par les muezzins…

Pourtant, il faut essayer d’aller « plus loin » pour mieux comprendre cet engouement « médiatico-intelletuel » pour l’islam… et s’intéresser à un évènement auquel on n’a peut-être pas suffisamment porté attention : l’élection d’un pape allemand … à un moment « géopolitique » où s’engage l’un des processus historiques les plus déterminants de l’époque actuelle, la construction politique européenne dont la réalisation est à moyen terme. Il convient de s’attacher à l’action immédiate et permanente de l’ancien cardinal Ratzinger : de sa réception le 30 /03 /06 des dirigeants du parti populaire européen à celle , toute récente, de la chancelière allemande… du discours de Ratisbonne aux foudres lancées régulièrement contre « le laïcisme »… , Benoît XVI n’en finit pas de vouloir faire jouer à son Eglise un rôle politique majeur en Europe … et le travail permanent, auprès de la Commission Européenne qui la considère comme un interlocuteur privilégié, de la COMECE ( commission des épiscopats de la communauté européenne) est là pour conforter cette analyse : ne vient-elle pas le 18 octobre dernier, avec les représentants de la Conférence des Eglises d’Europe et ceux du parlement et de la commission européens, de tenir un séminaire pour examiner de quelle manière l’église catholique pourrait participer aux services sociaux et de santé en Europe ? L’élargissement de l’Europe aux anciens « pays de l’est », la diversité des statuts qui , en Europe, régissent les rapports des églises et des Etats ( de la laïcité française au concordat et à la sécularisation à l’allemande, à la néerlandaise, à l’italienne, sans oublier la religion d’état anglicane ou polonaise…) montrent, à l’évidence, que l’église vaticane y a une position de force et que , dans cette diversité, détonne la spécificité française… dont le délitement ne pourrait que servir les intérêts d’une religion qui , chassée de l’espace public par la loi de 1905 , ne rêve que d’y revenir à l’occasion de la construction politique européenne… Il ne faut pas s’étonner, alors, de l’appui plus ou moins discret apporté aux différentes revendications de la religion musulmane en France par les représentants de l’église catholique : tout ce qui sera concédé à la demande religieuse et communautariste islamique ne pourra être refusé à l’église catholique, et l’effacement progressif des principes fondateurs de la loi de 1905 sous prétexte d u financement de la construction de mosquées , du respect des lois et des comportements coutumiers , de la limitation de la liberté de conscience et d’expression accusée d’aller trop loin , sert , en fait, à préparer le retour dans la production de la loi de la spiritualité dominante ici et en Europe… Ne pas voir comment l’Eglise vaticane, sans le dire, instrumentalise l’émergence d’une autre religion dans l’espace européen qu’elle est sûre de contrôler pour obtenir des futurs pouvoirs nationaux et communautaire un rôle dominant dans l’organisation politique et sociétale de la future Europe, c’est faire preuve d’une cécité intellectuelle dont on pourra très bientôt mesurer les conséquences tragiques pour l’organisation et le mode de fonctionnement de notre société … D’où la nécessité redoublée de lutter contre tous les discours , toutes les dérives communautaristes , en particulier quand il s’agit de l’islam en France… contre toutes les atteintes , notamment politiques et législatives, aux principes essentiels édictés par la loi de 1905 .
Il serait important qu’une réflexion s’instaure autour de ces axes d’analyse pour en étayer encore la pertinence… Mais il serait encore plus important que tous ceux qui sont accrochés à la défense et au confortement du socle laïque de notre République se rassemblent et agissent pour élaborer un « cordon sanitaire laïque » susceptible d’enfermer les futurs élus du peuple dans le respect strict et total de la « laïcité à la française ».

R. ALBAREDES

http://www.laic.fr/defendre_6.htm

COMMENTAIRE: DE CE POINT DE VUE LA, NICOLAS SARKOZY A FAIT PREUVE D'ETRE UN HOMME PRET A TOUS LES COMPROMIS. IL A PROMIS DES A PRESENT UNE MODIFICATION DE LA LOI DE 1905.

IL NE FAUDRAIT QUAND MEME PAS S'ATTENDRE A MIEUX DE LA PART DE BAYROU OU DE ROYAL...

12/04/2007

Cette guerre qui puise sa source dans le coran

medium_kamikaze.jpgL'organisation Europol exprime son inquiétude.

DANS SON dernier rapport sur le terrorisme en Europe, l'organisation policière Europol tire la sonnette d'alarme. « Le terrorisme n'est pas un phénomène nouveau en Europe, a déclaré un responsable d'Europol devant le Parlement européen, mais au XXIe siècle, la menace terroriste qui pèse sur les États membres est plus sérieuse que jamais. » En 2006, Europol a dénombré 498 attaques terroristes dans 15 États membres et 706 arrestations. Alors qu'aucun attentat revendiqué par al-Qaida n'a été signalé sur le sol européen en 2006, la moitié des arrestations ont visé des militants islamistes (et l'autre moitié c'est qui? Des bouddhistes? NDR) . C'est en Grande-Bretagne que le nombre d'interpellations est le plus important, avec 156 islamistes appréhendés en 2006, contre 139 en France, 51 en Espagne et 31 en Italie.
Malgré des moyens policiers considérables et un échange d'informations plus fluide entre États membres, l'Europe reste un lieu privilégié de recrutement, de financement et une cible de choix pour les terroristes islamistes. Trois tentatives d'attentats ont été déjouées en Grande-Bretagne, en Allemagne et au Danemark en 2006, qui auraient pu faire des milliers de victimes. Ces opérations se caractérisent par une formation très rapide des militants, « en quelques semaines seulement », la présence de candidats au suicide nés sur le sol européen et l'utilisation d'explosif chimiques ou de valises piégées, facilement réalisables grâce à Internet.
Amateurisme
Les suspects arrêtés disent avoir été motivés par l'affaire des caricatures du prophète Mahomet et par les guerres en Irak et en Afghanistan. Les 257 islamistes interpellés en 2006 sont en grande majorité originaires du Maghreb. Ils ont été endoctrinés par les salafistes algériens (GSPC), marocains (GICM) ou irakiens (Ansar al-Islam).
Si l'amateurisme des jeunes terroristes explique que leurs projets aient pu être déjoués, le nombre de volontaires pour le passage à l'acte augmente avec la dégradation de la situation dans le monde musulman. Ciblés en Europe, Europol rappelle que les Européens sont aussi menacés à l'étranger, avec des prises d'otages ou des assassinats au Moyen-Orient et en Afghanistan.
PHOTO CI-DESSUS: LES SALAUDS DE KAMIKAZES NAZISLAMISTES QUI SE SONT "SACRIFIES" POUR LA CAUSE DE LEUR GOUROU A ALGER EMPORTANT AVEC EUX PLUSIEURS DIZAINES D'INNOCENTS

La femme et l'islam pour un converti

medium_burqa12.jpgPour tenter de mieux comprendre la situation des femmes musulmanes dans les banlieues, je suis partie à la rencontre de Mikaël, 24 ans, converti à l'Islam depuis 5 ans. Mikaël m'a livré sa vision de l'Islam et de la femme. Certaines paroles sont dures et m'ont, je l'avoue, un peu embarrassée, même beaucoup parfois. Avec l'accord de Mikaël, j'ai décidé de retranscrire ses propos tels quels, en évitant de prendre position.

Comment voyez-vous la femme à travers l'Islam?

Une femme, dans l'Islam, c'est un bijou. Il faut la respecter. Le Prophète Mahomet était un homme très jaloux, c'est pourquoi il a décidé qu'il fallait couvrir la femme pour la protéger des idées malsaines des hommes. Pour l'Islam, l'homme est dangereux. Il faut donc protéger la femme. Il faut arrêter de se prendre la tête avec ces histoires d'infériorité. C'est du délire.Une femme musulmane est plus heureuse qu'un homme musulman car elle est respectée (sic!).

Quels sont vos rapports avec les filles d'ici?

Je ne crois pas du tout à l'amitié entre hommes et femmes. S'ils se côtoient, à la fin, c'est sûr, il y a une attirance réciproque et ça c'est malsain. Faut pas prendre de risques. Certains de mes Frères ne disent même plus bonjour à une femme quand ils la croisent dans la rue; ils ne la regardent pas, c'est tout.

Et vous?

Moi, c'est ok. J'aime pas trop ça mais je m'arrange. Je dis bonjour de loin, je préfère.

Pourtant vous avez accepté de me parler… et je vous ai serré la main en arrivant!

En général je serre pas la main. Il ne faut pas toucher une femme. Ça commence par la main, ensuite ça va plus loin. C'est malsain je vous dis. D'ailleurs c'est pour ça que l'autre Frère qui devait venir avec moi ici n'est pas là. On lui a dit que vous étiez une journaliste femme. Il préfère pas. Ou alors si vous portez le voile. Mais moi c'est ok.

Que pensez-vous des filles d'ici? Elles ne sont pas toutes voilées, ni pratiquantes.

Les filles sans le voile, c'est leur pêché. L'Islam interdit d'obliger une femme à porter le voile. Elles font ce qu'elles veulent. Mais bon il y a des limites.

Par exemple?

C'est du délire de laisser une fille sortir au cinéma avec ses copines à la séance de 21 heures. Il fait nuit. Ça fait mauvais genre et c'est malsain.

Pourquoi vous êtes-vous converti à l'Islam?

C'est long à raconter. Mais j'ai connu plusieurs amis qui sont décédés et j'ai eu besoin de comprendre pourquoi tout ça se passait.

Ok, mais pourquoi avoir choisi l'Islam?

Je me suis intéressé à plusieurs religions. Je sais de quoi je parle. J'ai lu la Torah, la Bible et le Coran. En entier.

Et qu'est-ce que le Coran avait de plus?

Des preuves (sic!). Le Coran a été révélé au grand prophète Mahomet il y a 1427 ans. Il annonce qu'il y a de l'eau douce au milieu de la mer et le commandant Cousteau l'a découvert. Il raconte aussi le parcours de l'embryon dans le corps de la femme; ils n'avaient pas de microscope à l'époque. Comment vous expliquez ça? Le Coran parle même des histoires de changement de sexe; et ça se passe maintenant avec les trucs de transsexuels. Tout ça a été prouvé aujourd'hui. Le Coran dit la vérité(sic,sic,sic!).

Revenons à la question de la femme. Quelles sont, par exemple, les règles du mariage pour vous?

La femme doit se marier avec un homme musulman, obligé! Mais l'homme musulman peut épouser une Chrétienne ou une Juive.

Pourquoi?

Parce que c'est l'homme qui apprend la religion à sa femme. Elle écoute quand même plus souvent son mari. Elle connaît ce que son mari lui apprend. Donc si elle se marie avec un non musulman, la femme risque de changer de religion en obéissant à son mari et ça, c'est du délire. En plus, dans l'Islam, c'est l'homme qui transmet la religion. La femme musulmane doit rester musulmane et faire des enfants musulmans. C'est normal.

Que pensez-vous des filles qui étudient à l'université?

J'ai pas de problème avec ça. Mais il faut qu'elles apprennent quelque chose là-bas à la fac, sinon elles feraient mieux de rester à la maison et d'apprendre à pratiquer la religion.

Accepteriez-vous que votre future femme travaille?

Ça dépend du job. J'aimerais pas que ma femme travaille au Mac'Do. C'est pas bon. Dans un bureau, j'aime pas trop non plus. En fait, j'aimerais pas qu'elle côtoie tous les jours les mêmes collègues, les mêmes hommes. C'est louche. C'est sûr qu'à force de se croiser devant la machine à café, au bout d'un moment, il se passe quelque chose. Il y a une attirance. D'abord on se salue, on se serre la main, puis on se fait la bise et ensuite ça dérape. C'est forcé. Bosser dans un bureau pour une femme c'est malsain. Donc je veux pas ça. Mieux vaut prévenir que guérir.

Qu'est ce que votre femme pourrait faire alors comme job?

Je sais pas moi… Peut-être journaliste comme vous. Vous bougez souvent. Vous rencontrez des hommes mais pas longtemps, pas toujours les mêmes.

- Un jeune, également présent pendant l'entretien, propose le travail dans une maternelle -

Ouais, c'est bon ça, assistante de maternelle. Y'a pas d'homme là. Et gynécologue aussi! En plus y'a que des femmes qui peuvent faire ça. Un homme gynécologue, c'est du délire. Imagine, tu couvres ta femme dans la rue puis elle va chez le toubib et fait tomber le voile et tout le reste! Même pas la peine!

En fait, chez le gynécologue on n'est jamais totalement nue…

Je sais pas, j'y suis jamais allé!

Bien vu… Et si un jour votre femme vous trompe?

Pour l'Islam, c'est un crime d'honneur. C'est puni par la lapidation.

Et vous êtes pour la lapidation?

Pas ici en France, c'est interdit (voir ci-dessous le cas de Ghofrane NDR). Mais si j'étais dans un pays qui applique la Charia, je serais pour. Et puis la lapidation, c'est autant pour les hommes que pour les femmes! L'Islam nous offre la possibilité de nous repentir grâce à la lapidation. C'est une chance autant pour les hommes que pour les femmes qu'Allah puisse nous pardonner. C'est pareil pour les gays, les lesbiennes et les pédophiles. Mais eux, on leur coupe la tête. Vous voyez ce que je veux dire? Vous marchez vous là-dedans?

Moi je fais gaffe. Je suis sérieux et je respecte la religion. Je veux pas bouffer des cailloux!

Alors si votre femme vous trompe en France…

Si ma femme pèche, je la quitte. Si on a des enfants, je leur raconte tout. Je veux qu'ils sachent pourquoi et pourquoi c'est mal. Ensuite, je sais pas.

Vous la quittez? Vous la corrigez?

Ouais peut-être que je la quitte, mais faut voir avec les enfants. Par contre je ne la frappe pas. C'est pas mon délire. Elle se corrige toute seule avec son repentir. C'est à elle de voir.

L'Islam a beaucoup de succès, à l'heure où les autres religions semblent s'essouffler. Comment expliquez-vous ce succès? J'ai même entendu que des jeunes filles non musulmanes portent parfois un foulard sur la tête. Qu'en pensez-vous?

L'Islam a du succès parce qu'il y a plus de respect dans cette religion que dans les autres. C'est rare qu'on entende qu'un Imam est pédophile, non?

C'est vrai, aujourd'hui l'Islam est vu comme un signe de révolte, une sorte de phénomène de mode. Et si des filles veulent porter le voile, pour moi c'est ok. C'est même mieux, au niveau du respect, pour elles. Les jeunes, ils veulent se rendrent intéressants. C'est comme brûler des voitures. C'est marrant mais pas terrible. En fait c'est pour ça que vous êtes là non?

Sinon vous faîtes quoi dans la vie?

Je suis électricien. Mais je veux faire grutier en Suisse. Avec un pote, on a vu que ça rapporte 6000 euros par mois. Vous savez vous comment il faut faire pour devenir grutier en Suisse? Il faut s'inscrire? En fait mon pote, il veut pas partir le faire tout seul. Et moi, pour 6000 euros, c'est sûr, je l'accompagne!

Pour finir, si vous deviez me donner votre vision des femmes en général?

Les filles, ce sont des vicieuses. Elles sont malignes. Super-intelligentes même! Elles arrivent bien plus loin que les garçons, comme dans les études par exemple. Le problème, c'est qu'elles l'utilisent à mauvais escient.

 

Rédigé par Karin Suini
SOURCE http://previon.typepad.com/hebdo/2006/02/la_femme_et_lis....

11/04/2007

Cachez-moi ce visage!

medium_artoff461.jpgL’éditeur Belin masque le visage de Mahomet dans un manuel d’Histoire Géographie de 5e

La couardise face au fanatisme musulman rassemble chaque jour plus de pleutres. Un an avant la mairie du VIe arrondissement de Paris qui, en 2006, avait supprimé le mot Allah du titre d’une pièce de théâtre, les Editions Belin s’étaient, avec la même complaisance, prosternées devant l’obscurantisme islamique.

Dans un livre d’Histoire Géographie de 5e édité en 2005, Belin a masqué le visage de Mahomet sur une miniature du 13e siècle conservée à l’Université d’Edimbourg.

L’image était intacte dans l’impression d’avril 2005 mais le visage de Mahomet a été masqué dans celle d’août 2005. Elle est visible en page 27 du manuel. La référence complète du livre est la suivante : Histoire Géographie, 5e, Editions Belin, sous la direction de Eric Chaudron et Rémy Knafou, 2005.

Quelle mouche, ou quelle fatwa (ou peur d’une fatwa), a piqué les Editions Belin entre avril et août 2005 pour dissimuler le visage du gourou fondateur de l’islam ?

Au nom du respect (pourtant injustifié) des croyances, les fascistes au croissant marquent sans cesse de nouveaux points grâce à la servilité de certains : l’autocensure est la pire des défaites en matière de liberté d’expression.

http://histoiresdememoire.org/spip.php?article461

Ghofrane Haddaoui, lapidée selon la Sharia, en France

medium_logo_ghofrane.gifIl y a trois ans, la jeune Ghofrane Haddaoui, 23 ans, trouvait la mort dans des conditions atroces, quelques jours avant son mariage, sur un terrain vague des quartiers nord de Marseille. Victime d’un véritable guet-apens, impliquant plusieurs jeunes hommes et femmes, elle a été affreusement torturée, et assassinée à coups de pierres. Depuis, la mère de Ghofrane, Monia Haddaoui, en possession d’un dossier solide, se bat pour faire reconnaître que sa fille est morte lapidée. Elle ne peut que constater que les pressions sont très fortes, à Marseille, pour s’opposer à cette thèse.

Le procès de l’assassin de Sohane Benziane vient de s’achever. L’Ufal rappelle que sur la stèle de Sohane, à Vitry, la référence « brûlée vive » n’a été accepté qu’au bout de plusieurs mois de lutte menée notamment par la Ligue internationale du droit des femmes et sa présidente Annie Sugier. Elle constate trop fréquemment, lors d’autres crimes atroces, la volonté des pouvoirs publics de minimiser la qualification d’actes de barbarie entraînant la mort de femmes.

L’Ufal répond à l’appel que lui a lancé Monia Haddaoui, qui se bat pour que toute la vérité sur la mort de sa fille soit connue, et la lapidation reconnue.

http://histoiresdememoire.org/article.php3?id_article=276

10/04/2007

Kamikaze made in Europe

L’Europa è diventata la più pericolosa «fabbrica di kamikaze islamici» al mondo perché è stata incapace di integrare gli immigrati musulmani. L’accusa, pesantissima, è stata lanciata dagli Stati Uniti, aprendo un nuovo fronte di scontro con l’Europa (ancor più cruciale di quello sull’economia, sulla politica e sulla difesa) nel determinare il futuro della civiltà occidentale. Perché riguarda la sicurezza che tutela il diritto alla vita e il modello di convivenza sociale su cui si basa l’identità collettiva. L’ha fatta il ministro della Sicurezza americano, Michael Chertoff, nell’intervista al Daily Telegraph in cui confessa di temere che un nuovo 11 Settembre negli Stati Uniti potrebbe essere scatenato da terroristi islamici suicidi con cittadinanza europea. Ebbene, considerando i fatti, non si può che dargli ragione.
Non è stata forse la «cellula di Amburgo» di Al Qaeda a preparare e dirigere il più clamoroso attentato terroristico suicida della Storia a New York e Washington nel 2001? Non sono stati forse dei cittadini britannici a inaugurare la figura del terrorista suicida islamico europeo, facendosi esplodere nel caffè Mike’s Place di Tel Aviv il 30 marzo 2003 e nella metropolitana e nel centro di Londra il 7 luglio 2005? Non è forse vero che nel corso degli ultimi 15 anni dall’Europa sono partiti migliaia di terroristi islamici, autoctoni e immigrati tra cui decine di kamikaze, per andare a fare la loro Jihad in Afghanistan, Algeria, Cecenia, Kashmir, Albania, Bosnia, Kosovo, Israele, Somalia, Marocco, Yemen e Iraq? Come non preoccuparsi del fatto che da un sondaggio del Pew Global Attitudes Project, della scorsa estate, emerge che un musulmano europeo su quattro legittima gli attentati terroristici suicidi contro i civili «per difendere l’Islam»?
Ugualmente, se consideriamo il sostanziale fallimento dei modelli di convivenza sociale finora sperimentati in Europa, quello multiculturalista in Gran Bretagna e Olanda e quello assimilazionista in Francia, non possiamo che dar ragione a Chertoff. Sono fatti incontestabili la diffusione dei ghetti etno-confessional-identitari; il venir meno del sistema di valori che sostanzia l’identità nazionale; l’esplosione delle tensioni e delle violenze tra imusulmani e gli autoctoni. Tuttavia ciò che non convince è la diagnosi di Chertoff, secondo cui ci sarebbe un rapporto di causa ed effetto tra il fallimento del modello di convivenza sociale e l’affermazione dei terroristi islamici europei, nonché la terapia che individua la soluzione nel multiculturalismo. È lo stesso Chertoff a contraddirsi quando ipotizza, da un lato, una natura reattiva al terrorismo islamico europeo e, dall’altro, attribuisce una natura aggressiva al terrorismo islamico globalizzato negando che la guerra in Iraq sia la causa che l’ha scatenato.
Così come Chertoff pecca di ingenuità immaginando che migliorando il tenore di vita e il livello di istruzione si sradicherà il terrorismo, perché in realtà la generazione più pericolosa dei burattinai e dei burattini del terrorismo islamico è formata da individui benestanti e altamente istruiti. Infine, ciò che sfugge a Chertoff, è che i modelli di convivenza sociale in Europa sono falliti non perché non si sia permesso ai musulmani di affermare la propria identità, ma perché non è stato richiesto loro di rispettare le regole e di condividere i valori che sono alla base della comune identità. Il difetto è nel fatto che l’Europa, a differenza degli Stati Uniti, ha una cultura dei diritti ma non dei doveri, si è limitata a elargire a piene mani i diritti senza esigere in cambio l’ottemperanza dei doveri.
Magdi Allam
06 aprile 2007

Negoziare con le bestie sataniche?

Adjmal... Adjmal, ci lasciano andare, siamo liberi! Ti rendi conto? Torniamo a casa, a casa". Il mio amico e interprete afgano, Adjmal Naqeshbandi è frastornato. Non capisce cosa gli dico. Mi vede saltellare con la catena che mi stringe le caviglie e accenna ad un timido sorriso. Si alza in piedi anche lui, lascia per terra il bicchiere con il tè giallo ancora pieno e i pezzi di pane della colazione. Si guarda attorno, vede Haji Lalai, il braccio destro del mullah Dadullah, il grande capo che gestisce il nostro sequestro da due settimane. E' il 19 marzo, un lunedì. Il comandante si affaccia dalla piccola finestra della cella e annuncia raggiante: "Good news, good news. Preparatevi, fra due ore tornate a casa".

Mi lancio sul mio amico, lo abbraccio: restiamo così, stretti in questa morsa, per lunghi secondi, le lacrime che ci rigano il viso sporco, pieno di polvere mista a terra. Adjmal sussulta per i singhiozzi che trattiene a fatica. Scuote il capo, non ci crede, non vuole crederci, ha paura di subire l'ennesima delusione. E' accaduto tante volte, può succedere ancora.

Adjmal Naqeshbandi aveva 23 anni, due sorelle e tre fratelli. Si era sposato da sette mesi: un matrimonio con la sua giovanissima fidanzata, 17 anni appena, figlia di un noto chirurgo della provincia di Loghar, a sud di Kabul. Lo avevo conosciuto nel 2001, in piena seconda guerra del Golfo. Si era presentato nella base del contingente italiano, lungo la Jalalabad road, e si era offerto come interprete. Con altri colleghi avevamo alloggiato nella guest house, la Heverest guest house, che Adjmal gestiva insieme al fratello Kebher. Una casa semplice ma accogliente che avrei frequentato per altri tre anni, a volte due mesi di fila, tra la neve che ci assediava nei freddi inverni e il caldo opprimente dell'estate. Lui era sempre lì, sorridente, grassottello, il viso largo, gli occhi scuri, dolci, il filo di barba che si chiudeva in un pizzetto che trattava con cura. L'aria un po' saccente, l'inglese perfetto studiato in Pakistan negli anni dell'esilio durante la lunga guerra civile, il sogno di diventare un giornalista.


I miei viaggi in Afghanistan erano diventati più rari, ma ci sentivamo spesso al telefono, ci scrivevamo molte mail. Mi raccontava dei suoi progressi, dei contatti che aveva accumulato durante la mia assenza. Scriveva per un quotidiano giapponese, collaborava alla Bbc in lingua pashtun, forniva notizie e servizi per giornali statunitensi e britannici. Seguiva i miei consigli, accettava le mie critiche, capiva quando lo avvertivo di fare molta attenzione a chi conosceva, chi incontrava, di verificare sempre, più volte, le sue fonti.
Lo mettevo in guardia sui doppi, tripli giochi della realtà afgana. Lui sorrideva. "Stai tranquillo, ho combattuto con Massud", amava ricordare.

Siamo ancora nella cella. Adjmal è scettico, non crede a quello che dice il comandante Haji Lalai. Ma è vero, ci liberano: i nostri carcerieri, ragazzi poco più che ventenni, irrompono nella nostra stanza con salti di gioia e grida di entusiasmo. Ci abbracciano, ci toccano, ci stringono le mani. Ripetono in coro: "Free, free, you are free". Si avventano sui lucchetti che chiudono le nostre catene ai piedi. Non si possono aprire, non sono mai stati aperti in 15 giorni: hanno perso le chiavi nel deserto. Ci provano in due, poi in tre, quattro, con tutto quello che trovano a disposizione. Iniziano con Adjmal: sono in fondo felici di vederci liberi e di non essere stati costretti ad ucciderci.

Lo avrebbero fatto, senza incertezze: sono dei soldati, e dei soldati fanatici. Colpiscono con furia, poi in modo metodico, con le pietre del deserto, rompono le catene. Il mio interprete allarga finalmente le gambe, saltella, allunga i passi fino al giardino esterno. Ora tocca a me, è un lavoro più facile, i lucchetti saltano dopo i primi colpi con una pietra e un punteruolo. "Bisogna andare, adesso", esorta il comandante, il capo di questa banda di assassini.
All'esterno di questa fattoria, immersa nel distretto di Gramser, sud di Helmand, cuore del territorio Taliban, sono già pronti due convogli. Mi spingono verso il primo, mi volto, saluto con un gesto della mano Adjmal. Mi risponde, lo vedo finalmente sorridere. E' felice, sta andando via dalla prigione; ci crede anche lui. Lo scortano verso un secondo gruppo di auto. "Ci vediamo a Kabul, forse in Italia", mi grida in inglese.

Con la coda dell'occhio vedo Adjmal che sale su un pick up. Chiedo di lui, dove sarà liberato. Il comandante Haji Lalai è generico. "Lo consegniamo ad altri amici". Insisto per conoscere il mio destino. "Tu vai con gli italiani, lui con gli afgani. Helder, capi tribù che garantiranno per noi e per voi". Resto teso, le fasi delle liberazione sono quelle più pericolose. Ma sono felice, torniamo a casa. Entrambi.

Adjmal non lo rivedrò mai più. Sparito, inghiottito nel buco nero dei Taliban. Libero e di nuovo fatto prigioniero. Ancora ostaggio della banda del mullah Dadullah. Forse di nuovo picchiato, interrogato, punito. Minacciato di morte. Ucciso, decapitato. Come Sayed Agha, l'autista, l'altro nostro compagno di viaggio e di lavoro, assassinato in una landa deserta sulla riva del fiume Helmand. Sgozzano Adjmal alle 11 e 30 di domenica 8 aprile, giorno di Pasqua, poco prima della grande preghiera del pomeriggio. I Taliban sono fiscali perfino nei loro comunicati stampa. Una sentenza letta in nome di Allah, scandita dai canti di battaglia degli studenti coranici, le mani legate dietro la schiena, una benda sugli occhi, quattro braccia robuste che ti trascinano sulla sabbia, ti soffocano, un coltello che ti trancia la trachea e poi avanti e indietro, con calma, in un silenzio agghiacciante, fino a tagliarti tutto il capo, il tronco monco che si dibatte, il sangue che schizza da tutte le arterie: così io e Adjmal avevamo visto uccidere Sayed. Un gesto barbaro, crudele. Una morte ingiusta, gratuita, vigliacca.

Avevo rivisto Adjmal il 21 febbraio scorso. Era raggiante di lavorare di nuovo con me. Ma era diverso, cambiato. Nel fisico e nell'animo. Restava spesso assorto nei suoi pensieri, non mi parlava più con lo slancio e l'entusiasmo di prima. "La mia famiglia", ripeteva spesso, "conta solo su di me. Sono io a dover provvedere a tutto". I grandi progetti di una nuova pensione, un ristorante, persino di una stazione di benzina con autolavaggio erano rimasti nel cassetto. Il fratello maggiore era emigrato in Belgio come esiliato politico. Quello minore, tutto proiettato nel suo futuro di tecnico informatico. Ma conservava anche molti segreti, insondabili, che non mi rilevava. Adjmal aveva scelto di fare il reporter, teneva strette le sue fonti. Viveva di queste. Ci era riuscito. E lo dichiarava con orgoglio: "Senza togliere meriti a nessuno, sono l'unico che ha veri contatti con i Taliban. Ho già realizzato, la settimana scorsa, tre interviste con il mullah Dadullah. Con un collega inglese di al Jazeera, una francese e tre afgani. Possiamo farla anche noi. E' tutto pronto, ci aspettano". Niente scoop, quasi una routine. L'ultimo colpo, vittime di una trappola più grande di noi.
DANIELE MASTROGIACOMO su La Repubblica

09/04/2007

Diaspora chrétienne irakienne: que fait l'U.E?!

Enlèvements, tortures, meurtres… Les chrétiens d’Irak – 2,5% de la population – sont aussi victimes des violences interconfessionnelles qui endeuilllent chaque jour le pays. Seule solution : fuir les grandes villes, où leurs églises sont prises pour cibles, pour se réfugier au Kurdistan, ce Nord irakien comme épargné par la guerre civile.

Depuis la chute du régime de Saddam Hussein, en avril 2003, plus de 3000 familles chrétiennes vivant dans les grandes métropoles – Bagdad, Bassora, Mossoul – ont trouvé refuge dans le nord du pays, au Kurdistan irakien.

Elles retournent dans les villes et les villages qu’elles avaient fuis il y a trente ans, chassées par les exactions des troupes irakiennes. Toutes font le même récit : l’ordre et la paix retrouvés après l’insécurité vécue dans le reste de l’Irak, la persécution par des islamistes, les attentats, les enlèvements…

C’est sans doute à Bassora que l’hémorragie est la plus grave : sur les quelque 2000 familles chrétiennes qui, en 2004, étaient installées dans la grande ville chiite du Sud, oé n’en reste plus qu’environ 400, selon Mgr Djibraïl Kassab, l’archevêque chaldéen de la métropole. Celles qui restent sont les plus pauvres. Les commerçants qui vendaient de l’alcool, généralement des chrétiens, ont été la cible privilégiée des islamistes. L’église syrienne catholique de la ville a été incendiée après les déclarations de Benoît XVI sur l’islam.

Appelons-la « le docteur M.E. » -- car bien que réfugiée au Kurdistan, cette femme médecin souhaite garder l’anonymat. Elle a terminé sa spécialisation à Bagdad qu’elle a fui en juillet. Nous l’avons rencontrée à Dohouk, dans le nord du Kurdistan d’Irak. « Les dernières semaines à Bagdad, j’étais forcée de mettre un tchador pour sortir, témoigne-t-elle. Les islamistes avaient rasé et battu deux étudiantes qui sortaient tête nue, et affiché leur photo partout sur le campus, avec cet avertissement : « Ne montrez pas vos cheveux, sinon nous vous raserons et vous tuerons… » On ne comprend pas qui fait tout cela. Des gens pénètrent dans nos bureaux la nuit, certainement avec la complicité d’employés. Qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Personne ne le sait. »

Récit terrifiant

Etre à la fois chrétien et médecin constituent une double menace, car les médecins ont la réputation d’être riches, et son la cible des kidnappeurs et des tueurs.

Le docteur M.A.Y., sœur du docteur M.E., a quitté Bassora après la chute de Saddam. Elle dirige aujourd’hui le département de gynécologie de Dohouk. Elle fait le récit terrifiant du sort réservé à ses collègues, chrétiens comme musulmans. « Le docteur Abdullah Hamid, chirurgien, vice-doyen de l’école de médecine, a été abattu sur le seuil de sa clinique par un gamin de 15 ans, se souvient-elle. Le docteur Jassem Fayçal, directeur d’un hôpital, a été assassiné. Puis ce fut le tour d’un dentiste, d’un urologue… Je suis partie en laissant tout derrière moi, ma maison, ma clinique. »

Toma Benyamin, un plombier quadragénaire, habitait avec sa femme, Faiza, et leurs six enfants, à Bagdagd Jeddida (littéralement : le nouveau Bagdad), un quartier dans l’est de la capitale irakienne où cohabitaient auparavant sunnites, chiites et chrétiens. « Des bandits ont essayé de kidnapper un de nos fils. D’autres, des Arabes – souligne-t-il –, ont menacé par téléphone d’enlever une de nos filles. Ils ont appelé quatre fois. Alors, nous avons décidé de fuir.

Toma et sa famille sont partis en février, emportant leurs meubles dans un camion. Ils ont trouvé refuge à Ain Kaoua, une agglomération exclusivement chrétienne à la périphérie d’Arbil, la « capitale » du Kurdistan irakien. Toma affirme qu’il ne reste plus que 300 familles chrétiennes sur les 35000 qui vivaient auparavant à Bagdad Jeddida.

Beharé, 28 ans, s’est lui réfugié dans le village kurde de Levo, près de Zakho, à proximité de la frontière turque. Il vivait autrefois dans l’un des quartiers les plus violents de Bagdad, Al-Dora, déchiré par les affrontements entre chiites et sunnites. « Nous n’en pouvions plus, explique Beharé. Chaque jour, il y a avait une ou plusieurs explosions de voitures piégées, on retrouvait des têtes coupées. Nous sommes partis après les meurtres de dix chrétiens qui vendaient de l’alcool. » Madeleine, sa tante, ajoute : « Ils en sont arrivés à tuer les gens d’après leur carte d’identité. »

Les chrétiens sont-ils victimes de l’anarchie générale qui règne en Irak ou sont-ils persécutés en tant que chrétiens ? L’évêque d’Amadia et d’Arbil, Mgr Raban, répond prudemment : « Les chrétiens sont les victimes les plus faciles car ils n’ont pas de milices pour les protéger. » Mais il ajoute : « Ils constituent aussi la cible numéro un des professionnels du kidnapping, des criminels libérés de prison aux derniers jours du régime de Saddam Hussein, et aussi des fanatiques qui procèdent à une véritable épuration religieuse. »

Mgr Raban a été lui-même l’objet de menaces téléphoniques répétées par des individus très bien renseignés sur ses activités.

La tension est montée d’un cran depuis l’été avec l’enlèvement de trois prêtres chaldéens catholiques, et surtout après celui d’un prêtre syrien orthodoxe, qui s’est terminé tragiquement.

Battu, brûlé, menacé

Le Père Raad Kashan a été le premier kidnappé alors qu’il circulait en taxi à Bagdad, le 15 juillet. Séquestré pendant quarante-huit heures, il a été battu, son dos et ses mains brûlés avec des cigarettes. On l’a relâché en lui disant : « Nous savons où tu vis… Si tu ne nous verses pas 200 000 dollars dans les deux jours, on reviendra te chercher. » Raad Kasha a été exfiltré d’urgence vers la Jordanie.

Le 15 août, c’était au tour du Père Saad Syrop Hanna, professeur au séminaire, de disparaître alors qu’il circulait dans la capitale au volant de sa voiture. Libéré trois semaines plus tard, en état de choc, il a dû être hospitalisé. Mi-septembre, le Père Bassel Yeldo, secrétaire du patriarche des chaldéens de Bagdad, Emmanuel III Delly, était séquestré pendant vingt-quatre heures.

Mais un nouveau pas dans l’escalade de la terreur a été franchi avec la disparition, le 9 octobre à Mossoul, du prêtre syrien orthodoxe Paulos Iskandar. L’enlèvement a été revendiqué par un groupe islamiste inconnu qui réclamait une rançon de 280 000 euros. Quatre jours plus tard, le corps décapité du prêtre était retrouvé à l’est de Mossoul. Il a été inhumé le lendemain, en présence de tous les évêques de la région. Ce drame a achevé de terrifier la population chrétienne, dont la fuite vers le nord s’accélère.

Cet exode est accueilli favorablement par les autorités religieuses et politiques du Kurdistan irakien. Des villages chrétiens, rasés dans les années 1960 et 1970, revivent. Les évêques locaux, qui se plaignaient de la « désertification » des églises, se réjouissent de l’afflux de ces nouveaux fidèles. « C’est le printemps de mon diocèse », confie l’évêque de Zakho, Mgr Petros al-Harboli.

Au nord, dabs cette région montagneuse qui s’étend autour de Zakho, Dohouk et Amadia, les zones d’habitation chrétiennes détruites sous Saddam Hussein sont reconstruites. L’initative en revient au gouvernement unifié du Kurdistan d’Irak [investi le 7 mai 2006] de Nechirvan Barzani – neveu du président Massoud Barzani. Les travaux sont supervisés par Sarkis Aghajan, le ministre de l’économie – un chrétien nestorien. L’édification de chaque maison de trois pièces coûte l’équivalent de 14 350 euros.

« Ici, il y a la paix »

C’est ainsi que le village de Sharanesh, près de la frontière turque, s’est repeuplé. Vingt nouvelles maisons ont été construites, et une cinquantaine d’autres sont en chantier. « Ici, il y a la paix. On peut rendre visite à nos voisins, et je pourrai aller à l’école », dit Nermin, 16 ans. Fuyant la violence de Bagdad, il est arrivé à Sharanesh, le 4 juillet, avec sa mère, Hanna, son père, Akram, installateur d’antennes de télévision, et ses trois frères et sœurs.

En attendant que leur maison soit achevée, ils campent chez des parents, déménageant tous les mois pour ne pas abuser de leur sollicitude. Financièrement, ils sont soutenus par des proches exilés aux Etats-Unis, et perçoivent une allocation mensuelle versée par le gouvernement kurde – quelque 100 000 dinars par foyer (environ 13€).

« Ici, on est tous parents, on est tous chrétiens », souligne Mgr Petros al-Harboli. L’église de Sharanesh n’a pas encore été reconstruite – « Et pour moi, c’est plus important qu’une maison », egrette Hanna.

Le retour de ces chrétiens ne se fait pas sans problèmes. Nazaht, 20 ans, enseignait l’anglais à Bagdad. Elle a trouvé refuge à Levo, d’où sa famille est originaire, mais regrette amèrement « la belle vie » dans la capitale. « C’était une ville de rêve, fit-elle. J’adorais faire du shopping, aller au restaurant, au théâtre avec mes amies. Si la situation redevient normale, je serai la première à y retourner. A pied s’il le faut ! »

Des terres occupées

Autre problème, plus grave, celui des terres. Dans certains villages, comme Pechkabour, Deir Aboun ou Karaoulla, les terrains abandonnés par les chrétiens ont été réoccupés après 1975 par des Arabes. Puis, après la guerre du Golfe de 1991, des tribus kurdes musulmanes s’y sont installées. Les chrétiens ne manifestaient alors aucune intention de revenir.

Aujourd’hui, le gouvernement tente de faire évacuer ces villages en proposant 10 000 dollars d’indemnités (près de 8 000 euros) à ceux qui acceptent de partir. Mais les Kurdes musulmans s’accrochent. C’est le cas à Pechkabour notamment, où la tribu des Miran dispose d’appuis importants au sein du régime (un des siens est membre du bureau politique du parti démocratique du Kurdistan, PDK, de Mssoud Barzani).

Au bord de la rivière Habour, le village de Karaoulla a été détruit en 1975 par l’armée irakienne. Aujourd’hui, il est réoccupé, et divisé en deux : d’un côté les Kurdes musulmans, de l’autre les Kurdes yesidis arrivés en 1992 [fidèles d’une secte d’origine zoroastrienne considérés par les musulmans comme des adorateurs du diable]. Le gouvernement d’Arbil a commencé en 2005 à construire une dizaine de maisons pour les chrétiens, et quelque 70 autres sont prévues. « Si nous ne récupérons pas nos terres, qu’allons-nous devenir ? », se lamente le mukhtar (le maire), Horniz Toma Moussa. Chaque jour arrivent à Karaoulla de nouveaux réfugiés, comme cette famille qui en est réduite à camper dans une pièce de l’ancienne casemate de la police irakienne, avec l’aude du frère du chef de famille, une certain Nicoals… installé à Sarcelles (Val-d’Oise !)

Si la vie dans ces villages satisfait les chrétiens d’un certain âge, elle pose problèmes aux plus jeunes. Aux étudiants, par exemple, qui ne sont pas capables de suivre des cours en kurde, la langue de rigueur dans la majorité des écoles de la région. Au quotidien, les réfugiés chrétiens communiquent difficilement avec leurs voisins. C’est encore plus vrai dans les zones rurales, où les Kurdes parlant l’arabe sont rares. Un certain nombre de jeunes chrétiens prennent le risque de rendtrer à Bagdad poursuivre leurs études.

Trouver un emploi est également problématique. Si les chrétiens spécialisés – médecins, ingénieurs ou techniciens – parviennent à travailler, ce n’est pas le cas de ceux qui survivaient à Bagdad grâce à des petits boulots – la majorité des réfugiés. Ceux-ci en sont réduits à une vie d’assistés, percevant les allocations du gouvernement kurde ou des mandats de parents émigrés à l’étranger. Rien qu’aux Etats-Unis, on recense 250 000 irakiens chrétiens dans le Michigan, 50 000 en Arizona, 30 000 en Californie.

Isolés linguistiquement, traumatisés par les persécutions dont ils ont été les témoins ou les victimes, les chrétiens réfugiés au Kurdistan d’Irak doivent aussi faire face à la propagande du mouvement nationaliste assyrien basé aux Etats-Unis [non uni à Rome, 250 000 personnes rien qu’en Amérique], qui tente de faire revivre le mythe de la nation assyrienne.

« Nous, les chrétiens, nous avons notre histoire, assène un réfugié du village d’Arraden, près d’Amadia. Il y a 2000 ans, il n’y avait pas de Kurdes ici. Nous, les chrétiens, étions 30 millions. Aujourd’hui, nous ne sommes pas 1 million. Où sont passés les autres ? Les Kurdes prétendent que la terre leur appartient, leur nombre augmente sans cesse ». Et de conclure : « Les chrétiens n’ont pas d’avenir en Irak, même les enfants vous le diront. Aujourd’hui, les chefs kurdes construisent des maisons pour nous, pour donner une bonne image d’eux-mêmes. Mais l’extrémisme viendra, insidieusement, comme à Bassora. On ne peut pas contrôler l’influence des extrémistes, on ne peut pas l’arrêter. On ne peut pas changer l’islam : un jour, ils vous appellent mon frère, le lendemain, ils vous tuent. »

Une politique pro-chrétienne

Le plus étonnant, c’est que le réfugié chrétien qui prononce cette diatribe le fait dans une maison offerte par le gouvernement kurde. Celui-ci fournit aux nouveaux venus une aide bien plus important que celle qui est proposée aux réfugiés musulmans. Ainsi, les quelque 1500 familles kurdes musulmanes chassées de Mossoul par les violences intercommunautaires ne bénéficient d’aucun programme public de relogement.

Interrogé sur cette politique résolument pro-chrétienne, Mgr Petros al-Harboli, l’évêque de Zakho, estime qu’il ne faut pas écarter d’éventuelles pressions sur le gouvernement d’Arbil de la part de dirigeants protestants américains et de la diaspora kurde aux Etats-Unis. Leur objectif ? Installer au Kurdistan d’Irak une population hostile à la propagande des mouvements islamistes.

Une autre explication peut être avancée. Si les réfugiés chrétiens sont les bienvenus, c’est, dit-on, parce que cette communauté compte en son sein de nombreux médecins, ingénieurs, techniciens…. Un élite qui fait défaut au Kurdistan. L’accueil réservé aux chrétiens permettrait également de couper court à la propagande du mouvement nationaliste assyrien.

Avec une pointe d’humour, un responsable local conclut que les chefs kurdes ne peuvent tirer que des avantages de la présence d’une minorité… qui n’est pas susceptible de fomenter un coup d’Etat.

Sous Saddam Hussein, un devoir de loyauté

Aujourd’hui, seuls quelque milliers de chrétiens restent à Bagdad. « Pour eux, l’exil est préférable à la peur », notait en septembre 2006 Mgr Jean Benjamin Sleiman, archevêque de Bagdad (auteur de Dans le piège irakien, éd. Presses de la Renaissance). Certes, l’exode a débuté bien avant le renversement de Saddam Hussein : un tiers des chrétiens irakiens ont quitté leur pays depuis 1980. Mais à Noël 2002, les cinquante églises de Bagdad étaient encore très fréquentées. Comme l’étaient celles de Mossoul et de Kirkouk, qui comptent parmi les plus vieilles villes chrétiennes du monde. Les chrétiens ont occupé une place particulière sous l’ancien régime. Saddam Hussein, musulman (sunnite), veillait à les préserver dans une société en voie d’islamisation, voire à s’assurer de leur soutien. Dans les années 1990, les chrétiens sont nombreux, par exemple, dans les rangs du parti Baas ou dans ceux des unités d’élite (garde républicaine, garde présidentielle), réputées fidèles au ducatateur. Personnage-clé de l’Etat, le vice-premier ministre Tareq Aziz est lui-même chaldéen. Le Syrien Michel Aflaq (1910-1989), l’un des deux fondateurs du parti Baas, était chrétien. Les églises d’Irak, jouissant de certains privilèges (exemptions fiscales, construction d’écoles, restauration de couvents…), se sont gardées de critiquer le pouvoir. Nombre de leurs fidèles considéraient Saddam Hussein comme un rempart contre l’intégrisme. Cette proximité avec l’ancien régime contribue depuis à alimenter les rancoeurs.

Article publié dans Le Monde 2, supplément distribué avec Le Monde du samedi 28 octobre 2006.

COMMENTAIRE: A L'HEURE ACTUELLE LES SURVIVANTS DU MASSACRE SE TASSENT COMME DES BETES DU COTE D'ISTANBUL PENDANT QUE L'U.E. LEUR CLAQUE LA PORTE A LA FIGURE. UN SCANDALE HUMANITAIRE DONT TOUT LE MONDE SE FOUT!