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01/06/2015

Voici la "civilisation" islamique telle qu'elle est depuis le "prophète"

C'est une information qui glace le sang. « Nous avons entendu parler du cas d'une jeune fille de 20 ans brûlée vive parce qu'elle avait refusé de pratiquer un acte sexuel extrême. Nous avons pris connaissance de beaucoup d'autres actes sexuels sadiques. Nous nous battons pour tenter de comprendre la mentalité des gens qui commettent ces crimes. » Lundi, Zaina Bangura, la représentante du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit, a dévoilé de nouveaux faits relatifs à les violences sexuelles commises par le groupe terroriste État islamique (EI) lors d'une interview poignante accordée au site Middle East Eye. Selon elle, les atrocités à l'encontre des 1500 femmes qui seraient détenues en esclavage sexuel ne font qu'empirer jour après jour.

Mme Bangura a détaillé le destin des filles et des femmes tombées sous le joug de l'organisation terroriste qui sévit en Syrie et en Irak. « Après avoir attaqué un village, l'État islamique sépare les femmes des hommes et exécute les hommes de plus de 14 ans. Les filles et les mères sont séparées : les premières sont entièrement déshabillées, subissent des tests de virginité, la taille de leur poitrine et leur beauté sont évaluées. Les plus jeunes et celles considérées comme les plus jolies vierges sont vendues aux prix les plus élevés et sont envoyées à Raqqa, la place forte de l'État islamique. » Les cheikhs de l'EI ont le privilège d'être les premiers à choisir. Les émirs viennent ensuite pour le second marché. Les combattants se répartissent ce qu'il reste du « butin ». « Ils prennent souvent trois ou quatre filles chacun et les gardent un mois environ, jusqu'à ce qu'ils soient lassés de la fille et qu'elle soit renvoyée sur le marché, raconte Zainab Bangura. Nous avons entendu parler d'une fille qui a été revendue 22 fois. Une autre, qui s'est échappée, nous a raconté que le cheikh qui l'avait capturée avait écrit son nom sur sa main pour montrer qu'elle était sa "propriété". »

Une fille aurait été revendue 22 fois sur le marché

D'après Zainab Bangura, certaines « épouses » et esclaves s'aident pour fuir. D'autres se pendent avec leur foulard. Si elles échappent à la mort, l'État islamique leur fera payer d'avoir voulu mourir et ainsi échapper à leur enfer. Zainab Bangura rapporte l'histoire de trois esclaves qui avaient tenté de se suicider avec de la mort aux rats. « Elles ont commencé à vomir et ont été amenées en urgence à l'hôpital pour y subir un lavage d'estomac. Une fois de retour, elles ont été brutalement violentées. »

En avril dernier, les services de Zainab Bangura avaient établi un rapport au sujet des groupes extrémistes ayant recours aux violences sexuelles comme « tactique de guerre » contre la population civile. Le groupe État islamique, Boko Haram, le Front al-Nosra et les shebab somaliens, ainsi que neuf autres armées ou milices, figuraient sur la liste noire. « L'année 2014, soulignait le rapport, a été marquée par des informations profondément navrantes faisant état de viols, d'affaires d'esclavage sexuel et de mariages forcés, dont se rendent coupables des groupes extrémistes, parfois dans le cadre d'une tactique de terreur » en Syrie, en Irak, au Nigeria, en Somalie et au Mali.

"La promesse de se voir attribuer une épouse"

« La violence sexuelle fait partie de la stratégie appliquée par l'État islamique pour répandre la terreur, persécuter les minorités ethniques et religieuses et supprimer des populations entières qui s'opposent à son idéologie », expliquait le rapport de l'ONU. Les actes barbares dont les femmes sont victimes sont au cœur de la stratégie des djihadistes au drapeau noir : elles sont des proies qui leur permettent de financer leur système, de recruter des combattants et de satisfaire ces derniers. Ces violences visent en particulier des femmes et des filles de la communauté yézidie, pour la plupart âgées entre 8 et 35 ans, précise le document, qui note par ailleurs que l'État islamique « utilise comme stratégie de recrutement la promesse de se voir attribuer une épouse » et que « les mariages forcés avec des combattants étrangers sont de plus en plus courants sur le territoire contrôlé par l'État islamique ». L'ONU estime à environ 1500 le nombre de citoyennes qui ont ainsi été « réduites en esclavage sexuel » par le groupe terroriste. 

La publication du rapport coïncidait avec le premier anniversaire de l'enlèvement par Boko Haram, le 14 avril 2014, de plus de 200 lycéennes nigérianes à Chibok. Au Nigeria, souligne le rapport de l'ONU, les femmes subissent le même régime d'atrocités : « Le mariage forcé, la réduction en esclavage et la "vente" de femmes et de filles enlevées occupent une place centrale dans le modus operandi et l'idéologie de Boko Haram. » Selon les estimations d'Amnesty International, au moins 2000 femmes et fillettes ont été enlevées par le groupe islamiste Boko Haram depuis le début de l'année dernière.

"Hausse marquée de la violence" en Libye et au Yémen

D'anciennes détenues ont raconté à Amnesty International les conditions horribles de leur captivité dans des prisons surpeuplées. Elles disent avoir été mariées de force, avoir été obligées de cuisiner, de faire le ménage. Plusieurs d'entre elles disent aussi avoir été violées. Une jeune femme de 19 ans enlevée en septembre 2014 raconte : « J'ai été violée plusieurs fois quand j'étais dans le camp. Parfois, ils étaient cinq. Parfois trois, parfois six. Ça a continué tout le temps où j'y étais. Cela se passait toujours la nuit. (...) Certains étaient d'anciens camarades de classe de mon village. Ceux qui me connaissaient avaient tendance à être encore plus violents avec moi. »

Au moment de la remise du rapport de l'ONU en avril, Mme Bangura s'inquiétait aussi de l'aggravation du conflit au Yémen. Elle notait « une hausse marquée de la violence » contre les femmes, notamment une augmentation des mariages précoces et forcés dans les zones affectées par les combats. Enfin, elle estimait qu'en Libye, « l'activité des extrémistes était très préoccupante, étant donné les tendances observées relatives aux violences sexuelles commises par de tels groupes dans ce pays ».

(Avec AFP ) SOURCE : www.figaro.fr

 

Tout ceci prend du sens lorsque l’on sait que le coran autorise les musulmans à réduire les femmes non-croyantes en esclavage et de les abuser sexuellement (Sourate 4 :23-25). Il faut aussi savoir que leur prophète (qu’ils voient comme un exemple à suivre) n’a pas lésiné sur les viols lors de ses nombreux pillages.

SOURATE 4

23. Vous sont interdites vos mères, filles, soeurs, tantes paternelles et tantes maternelles, filles d'un frère et filles d'une soeur, mères qui vous ont allaités, soeurs de lait, mères de vos femmes, belles-filles sous votre tutelle et issues des femmes avec qui vous avez consommé le mariage; si le mariage n'a pas été consommé, ceci n'est pas un péché de votre part; les femmes de vos fils nés de vos reins; de même que deux soeurs réunies - exception faite pour le passé. Car vraiment Allah est Pardonneur et Miséricordieux;

24. et parmi les femmes, les dames (qui ont un mari), sauf si elles sont vos esclaves en toute propriété . Prescription d'Allah sur vous! A part cela, il vous est permis de les rechercher, en vous servant de vos biens et en concluant mariage, non en débauchés. Puis, de même que vous jouissez d'elles, donnez-leur leur mahr, comme une chose due. Il n'y a aucun péché contre vous à ce que vous concluez un accord quelconque entre vous après la fixation du mahr. Car Allah est, certes, Omniscient et Sage.

25. Et quiconque parmi vous n'a pas les moyens pour épouser des femmes libres (non esclaves) croyantes, eh bien (il peut épouser) une femme parmi celles de vos esclaves croyantes. Allah connaît mieux votre foi, car vous êtes les uns des autres (de la même religion). Et épousez-les avec l'autorisation de leurs maîtres (Waliy) et donnez-leur un mahr convenable; (épousez-les) étant vertueuses et non pas livrées à la débauche ni ayant des amants clandestins. Si, une fois engagées dans le mariage, elles commettent l'adultère, elles reçoivent la moitié du châtiment qui revient aux femmes libres (non esclaves) mariées. Ceci est autorisé à celui d'entre vous qui craint la débauche; mais ce serait mieux pour vous d'être endurant. Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux .

Il faut aussi savoir que selon la charia, une femme a besoin de 4 témoins masculins pour pouvoir prouver son viol. Ce n’est pas seulement important pour se faire justice mais aussi pour ne pas subir la peine prévue en cas d’adultère. C’est le cas de nombreuses femmes qui ont été violées puis lapidées à mort parce qu’elles avaient commis l’adultère.

18/03/2015

Etat islamique: le sale jeu de la Turquie et des Pays du Golfe

Quand est évoquée la question du financement, des soutiens des djihadistes de l’EIIL/ISIS (État islamique d’Irak et du Levant), la réponse semble « complexe », « obscure », rétive aux explications « simples ». Or, même s’il subsiste des zones d’ombre, des noms reviennent systématiquement : ceux des alliés des USA à savoir Arabie Saoudite, Turquie, Koweït.

Cela fait des mois que l’ex-premier ministre irakien Nouri al-Maliki accuse directement l’Arabie Saoudite et le Qatar du financement des fondamentalistes islamistes de l’EIIL. Des dénonciations qui ont rencontré les démentis des autorités saoudiennes, le mépris des puissances occidentales.

Il faut pourtant prêter une oreille au « faucon » John McCain, en février 2014, à la Conférence de sécurité de Munich : « nous remercions Dieu pour les Saoudiens, le prince Bandar et nos amis qataris ».

En mai 2013, John McCain s’était rendu en Syrie pour rencontrer ces « combattants de la liberté », posant sur une photo où on retrouvait, outre le général Idris de l’Armée syrienne libre, des guerriers des factions islamistes d’ « Al Nosra » tandis que l’EIIL revendique depuis cette photo comme preuve de sa légitimité, plusieurs de ces combattants présents ayant depuis rejoint le groupe.

 La politique états-unienne n’a pas été uniforme depuis le début de la guerre civile en Syrie, des dissensions se sont fait jour sur les modalités du soutien aux rebelles – direct ou indirect, tous azimuts ou ciblé, intervention armée ou coopération avec d’autres puissances dans la région (Iran).

Une chose est sûre, trois pays reviennent systématiquement quand on évoque le soutien aux islamistes d’Irak et de Syrie – l’Arabie saoudite, le Koweït et la Turquie – trois alliés incontournables des États-Unis dans la région.

L’Arabie Saoudite, l’épicentre du djihadisme

Le premier au banc des accusés est l’Arabie saoudite, pointé par les gouvernements irakien, iranien et syrien mais aussi par son « meilleur ami/ennemi », le Qatar.
Première question, celle du financement. Bien que les Saoudiens aient toujours dénié tout soutien financier aux guérillas islamistes, on sait désormais que les deux principaux bailleurs de fonds de la rébellion syrienne, en rivalité par ailleurs, sont le Qatar et l’Arabie saoudite.

On sait également que les dits « modérés » (mais qui est modéré dans ce conflit ?) ont depuis longtemps perdu le contrôle au profit des dits « extrémistes », les groupes liés à Al-Qaïda en tête.

Dans ce cadre, la rivalité entre Qataris et Saoudiens portaient sur l’identité des groupes islamistes à soutenir, le Qatar aurait favorisé plutôt le « Front al-Nosra » tandis que les Saoudiens privilégiaient l’ « EIIL » ou la nouvellement formée « Armée de l’Islam » (JAI).

Or, en février dernier, une rencontre à Washington entre les services de renseignement alliés des États-Unis – Jordanie, Turquie, Qatar, Arabie saoudite – débouchait sur une affirmation de la nécessité de cesser de financer, d’armer les groupes « extrémistes » plutôt que les « modérés ».

Le premier pays visé était l’Arabie Saoudite dont le chef des services de renseignement, le prince Bandar bin Sultan venait, peut-être sur sollicitation américaine, d’être congédié. Un aveu du bien-fondé des suspicions irako-irano-syriennes, inavouables publiquement bien sûr.

De quoi s’attarder sur la personnalité du prince Bandar bin Sultan, et son rôle dans la préparation militaire de la rébellion. Belliciste et influent, résolu mais aussi incontrôlable, le prince Bandar a fini par agacer les États-Unis qui ont demandé sa mise sur la touche.

Pourtant, jusque-là, la collaboration des services saoudiens avec la CIA avait fonctionné à plein, comme dans les camps d’entraînement des djihadistes en Jordanie.

Ou encore dans la « rat line », un approvisionnement d’armes libyennes jusqu’en Syrie via la frontière turque, avec des financements saoudiens, et l’action d’agents de la CIA américaine et du MI-6 britannique, une opération coordonnée par le directeur de la CIA, David Petraeus.

La « rat line » a été divulguée au moment de l’attentat contre le consulat américain à Benghazi, en septembre 2012. Elle était contenue dans une annexe classifiée secrète à un rapport du Département d’État sur l’événement.

Toutefois, les doubles objectifs de l’État saoudien, les plans secrets de soutien aux islamistes radicaux du prince Bandar ont refroidi les États-Unis.

L’influence de ce dernier auprès des cercles dirigeants néo-conservateurs et des groupes pétroliers est notable, profitant de sa charge d’ambassadeur aux États-Unis de 1983 à 2005 pour tisser son réseau, lui qui fut un ami personnel de Ronald Reagan, George Bush (père et fils) ou encore Dick Cheney. Il fut pendant longtemps la face publique du « lobby saoudien » à Washington.


Pourtant, le prince Bandar n’a jamais caché ses intentions. Ainsi, en juillet dernier, le prince Bandar a parlé franc jeu avec le président russe Poutine, après avoir menacé à demi-mot les JO de Sotchi d’attentats terroristes :


« Ces islamistes tchétchènes (...) sont comme ceux que nous contrôlons en territoire syrien, ils ne bougent pas sans que nous nous coordonnions. Nous les utilisons contre le régime syrien, mais ils n’auront pas d’influence dans l’avenir politique du pays ».

Sur le terrain, les forces militaires de l’EIIL sont composées de combattants de toute nationalité, mais avant tout saoudiens selon diverses estimations.


En 2007, les États-Unis avaient déjà estimé que 45 % des combattants étrangers en Irak étaient saoudiens. Selon un institut de recherche basé aux Émirats arabes unis, l’INEGMA, 4 000 combattants saoudiens et 1 500 des Émirats seraient présents dans les rangs de l’ISIS.

De quoi éveiller quelques doutes chez les responsables américains, en coulisse bien sûr. En 2009, Hillary Clinton avait signé un mémo secret – révélé par Wikileaks – spécifiant que « l’Arabie saoudite représente une base de soutien financier capitale pour Al-Qaïda, les Talibans (...) les donateurs d’Arabie Saoudite constituent la source la plus importante de financement des groupes terroristes sunnites dans le monde ».


Faut-il rappeler que 15 des 19 responsables directs des attentats du 11 septembre 2001 étaient Saoudiens, l’immense majorité des financements d’Al-Qaïda venait d’Arabie Saoudite, tout comme son idéologie « wahhabite » dont s’est inspiré Ousama Ben Laden.

Aucun « terroriste », pas un sou ne venaient alors d’Iran, de Syrie ou d’Irak.

Le Koweït, et les autres pays du Golfe : la plaque tournante du financement

Toutefois, pour ce qui concernerait le financement, il faudrait voir d’abord du côté des riches fortunes des pays du Golfe : Qatar, Émirats arabes unis et surtout Koweït.

Présenter ce financement comme « indirect » peut prêter à sourire quand on sait l’imbrication intégrale et même l’identité entre grandes fortunes et familles princières dans les Émirats.

Selon un rapport du think tank libéral Brookings Institution – financé partiellement par le Qatar – le Koweit est désormais devenu « une plaque tournante du financement de la myriade de groupes rebelles en Syrie », chiffrant le montant des aides à plusieurs centaines de millions de dollars.

Utilisant la législation extrêmement laxiste du Koweit, une dizaine d’hommes de l’affaire de l’émirat auraient fait transiter des millions de dollars via la Turquie ou la Jordanie pour financer la rébellion tandis que des membres de la minorité chiite au Koweit soutiendraient, eux, le régime d’Assad.

Le rapport de la Brookings Institution souligne que la collecte de fonds pour les rebelles syriens est devenue à partir de 2011 enjeu de rivalités entre tribus et clans, notables cléricaux ou politiques, poussés par les partisans du salafisme.

Des campagnes furent menées expliquant qu’on pouvait « avec 800 $ acheter une roquette », ou « équiper un soldat avec 2 500 $ », les noms de riches donateurs, parlementaires ou dignitaires religieux comme Jaman Herbach, Walid al-Tabtabai, Hadjaj al-Ajmi ou Abd al-Rahmane al-Anizi, représentent ces financements ouvertement proclamés pour les djihadistes syriens.

Les stratégies des donateurs koweitiens allaient du financement de la création de brigades salafistes regroupées dans « Jahbat al-Asala wa al-Tanmiya », du renforcement de groupes islamistes dont « Ahrar al-Sham » (soutenu par Shafi al-Ajmi) ou « Jabhat al-Nosra » (financé par Ghanem al-Mutairi).


Selon la Brookings Institution, tous les groupes financés par les Koweïtiens collaborent avec les mouvements d’Al Qaeda, d’abord le Front al-Nosra, ensuite l’EIIL.
Les États-Unis ont d’ailleurs ciblé et gelé les avoirs il y a une semaine de trois individus pour financement de l’EIIL – ainsi que d’al-Nosra – qui se révèlent être Mohammed al-Ajmi, Hadjadj al-Ajmi et Abd al-Rahmane al-Anizi, des noms déjà mentionnés et connus des observateurs.

Le Qatar – tout en finançant des analyses qui dédouanent l’émirat, accusant ses voisins saoudiens et koweïtiens – dénie toute implication dans le financement, bien que l’on sache qu’il ait été le premier bailleur de la rébellion islamiste syrienne, avec 3 milliards de $ dépensés de 2011 à 2013.

Cette somme aurait servi avant tout à financer les islamistes du « Front al-Nosra », tandis que le Qatar aurait alimenté un réseau de trafic d’armes permettant d’armer notamment les rebelles en missiles anti-aériens.

La Turquie, base logistique des rebelles islamistes

Et la Turquie dans tout cela ?

Que ce soit pour le transport d’armes, les voies d’acheminement des rebelles, ou le transfert de fonds, tous les acteurs évoquent une voie royale : la frontière longue de 800 km entre la Turquie et la Syrie, qu’un journaliste turc a qualifié « d’autoroute à deux sens pour les djihadistes ».

Un simple coup d’œil à une carte révèle que les « rebelles syriens » contrôlent – en dépit de leurs revers face aux troupes syriennes gouvernementales – toujours le nord de la Syrie, le long de la frontière turque, ce qui laisse l’hypothèse lourde d’une base arrière turque pour les rebelles.

Une institution confirmée par nombre d’observateurs qui soulignent que les djihadistes utilisent les camps de réfugiés comme camps d’entraînement, traversent la frontière pour se soigner, se reposer... ou simplement prendre un verre de thé et manger un kebab dans le sud de la Turquie.

C’est par exemple le témoignage d’un combattant d’ISIS interviewé par le journal turc « Yurt », évoquant « le soutien dont son organisation reçoit d’Ankara, sans lequel ils n’auraient pas autant de combattants, et ne contrôleraient pas tous ces territoires ».
Interviewé au cœur de l’Anatolie, il ajoute que lui et ses compagnons sont traités ici des blessures reçues en Turquie. Certains sont soignés dans des hôpitaux publics et privés à Ankara, Istanbul et Izmir. Selon les observateurs, 3 000 militants d’ISIS se trouveraient en Turquie à l’heure actuelle.

Le Washington Post insistait récemment sur la « répression tardive des combattants islamistes (12 août 2014), rappelant que « dans les étals poussiéreux du marché, parmi les boutiques de baklava et les kebab, les habitants mentionnent des combattants islamistes qui achetaient leurs uniformes et les derniers portables Samsung ».

« Tandis que les djihadistes blessés de l’EIIL et d’Al-Nosra étaient soignés dans les hôpitaux turcs (...) les riverains indiquent que Reyhanli et les autres villes turques frontalières étaient devenues des étapes pour les combattants et les armes destinées à alimenter les rebelles syriens. »

Ce secret de polichinelle ne pouvait plus être caché après que le 1er janvier 2014, un camion rempli d’armes et de munitions à destination de la Syrie était arrêté à Adana, près de la frontière. Les policiers qui ont divulgué des photos de la prise, le procureur public d’Hatay qui a tenté de mener l’enquête ont tous été démis de leurs fonctions, l’affaire a été classée sans suite.

Ce camion appartenait à l’IHH (la Fondation turque pour les droits de l’Homme et l’aide humanitaire), une organisation de charité islamique – à laquelle est lié le fils du Président Erdogan –, paravent pour le financement de groupes djihadistes comme en Syrie, avec des livraisons d’armes avérées au moins à partir de septembre 2012.

L’implication des services de renseignement turcs, le MIT, est directe selon le journaliste turc Cengiz Candar pour qui l’organisme est l’ « accoucheur » du groupe djihadiste.

Son rôle indirect semble indiscutable tant la porosité de la frontière turco-syrienne ne peut s’expliquer que par un laisser-faire (ou plutôt laissez-passer) coupable.


Certains combattants kurdes syriens dénoncent le fait que des officiers turcs aient participé à des interrogatoires de leurs militants capturés par ISIS.

Le journal turc Aydinlik a révélé, lui, que des anciens membres des Forces spéciales avaient été envoyés en Syrie pour épauler ISIS, avec une base logistique pour cette opération dans la ville de Konya, en Anatolie centrale.

Certains officiers des renseignements occidentaux – cités dans The Telegraph, le 14 avril 2014 – estiment que c’est le MIT turc qui serait à l’origine de l’attaque au gaz sarin du 21 août dernier, cherchant à provoquer l’entrée en guerre des États-Unis.
Selon les autorités turques, il y aurait plus de 1 000 combattants turcs dans les rangs d’ISIS, soit un dixième de leurs forces. Difficile de croire que les services de renseignement turcs auraient manifesté une telle incompétence face à ce flot de combattants ayant résidé sur leur sol, traversé leurs frontières, étant de leur nationalité.

Enfin, un dernier élément troublant, accablant, ce sont les autres sources de revenus d’ISIS : d’abord le trafic de pétrole revendu dans la région.

Là encore, ce n’est guère une surprise, ce pétrole est revendu essentiellement à la Turquie, qui pomperait 1 500 tonnes par jour, soit 4 % de sa consommation, à prix cassés. Selon le député turc d’opposition, Ali Ediboglu, les rebelles d’ISIS auraient vendu pour 800 millions de $ de pétrole au gouvernement turc.

Il peut subsister des zones d’ombre sur qui est derrière la subite émergence de l’EIIL. Elles ont trait au degré d’implication des pays occidentaux – et de leurs services secrets. Mais le rôle des plus proches alliés des États-Unis dans cette rébellion nous en apprend beaucoup sur son instrumentalisation au service des desseins impérialistes dans la région.

Solidarité internationale

 

SOURCE »» http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/articl...

17/02/2015

Islam: civilisation et progrès

Ce dimanche, l'État islamique a diffusé une vidéo qui revendique la décapitation de 21 coptes égyptiens enlevés en Libye. Dans cette vidéo intitulée «Un message signé avec le sang à la nation de la Croix», un bandeau explique que les djihadistes s'adressent au «Peuple de la Croix fidèles à l'Église égyptienne ennemie».

Quelle est l'histoire des chrétiens d'Égypte?

Le christianisme a été introduit très tôt en Égypte, en 60 après Jésus-Christ par Marc, l'un des quatre rédacteurs des Évangiles. Il est considéré comme le premier pape dans une succession ininterrompue de papes ou patriarches d'Alexandrie. (Actuellement, Tawadros II est le 118e et a remplacé Chenouda III décédé en 2012 après 40 ans de siège). L'acceptation de la nouvelle de l'Évangile a été rapide, facilitée par des croyances pharaoniques identiques telles que la résurrection, la vie éternelle, et l'équivalence entre femmes et hommes.

Aux premiers siècles, l'Église d'Égypte très influente, fut l'une des cinq Églises, avec Alexandrie, Antioche (Syrie), Constantinople (Turquie), Jérusalem et Rome à avoir établi les fondements de la doctrine chrétienne. La confession de foi, dite d'Athanase le 20e patriarche d'Alexandrie, est encore utilisée aujourd'hui par toutes les confessions catholique, orthodoxe et protestante. Le monachisme et les règles des moines ont été institués en Égypte.

Au VIIe siècle, à l'arrivée des Arabes, l'Égypte était entièrement chrétienne. Ceux-ci ont appelé ses habitants les «Coptes», dérivé de Keck-Ptah le nom pharaonique du pays. Depuis l'introduction de l'islam et le remplacement progressif de la langue copte, dernière version de la langue pharaonique, par la langue arabe, les chrétiens ont traversé des traitements divers sous les règnes de califes, soit en citoyens à part entière, soit en citoyens de deuxième classe durant des périodes de persécution. Les 150 ans du règne du calife Mohammed Ali en 1800, jusqu'à l'arrivée de Nasser en 1952, furent la période la plus rayonnante.

À partir des régimes de Nasser puis Sadate, les coptes ont perdu leurs statuts, et ont été progressivement écartés des fonctions stratégiques de l'État. Durant trente ans sous le régime Moubarak, la société a été lâchée entre les griffes des intégristes islamistes, l'influence de la confrérie de Frères Musulmans et d'un nouveau courant salafiste qui prônent le retour du califat islamique et l'application de la charia. Toutes les institutions, éducation, justice, police, armée, etc. ont été infiltrées par un enseignement de haine accompagné d'un discours religieux fanatique. La différenciation communautaire entre musulmans et chrétiens s'est accrue, et les coptes, marginalisés, sont presque exclus d'une participation citoyenne dans l'État. La fin du règne Moubarak s'est soldée par une division sociétaire entre chrétiens et musulmans, avec des institutions infestées d'idéologie fanatique.

Quelle est la situation des coptes depuis la révolution égyptienne de 2011?

Cette révolution du 25 janvier 2011, soulevée par les jeunes réclamant liberté et égalité, devait mettre fin à cet état de fanatisme. Mais, avec la bénédiction de l'administration américaine qui a préféré faire alliance avec les islamistes, le pays est tombé entre les mains de la Confrérie des Frères. Durant un an de règne (2012-2013) de l'islamiste Mohammed Morsi, toutes les prémices d'un génocide à l'arménienne pour les coptes étaient là: radicalisation des discours dans les mosquées, incendie d'églises, déportation forcée de villages, destruction de commerces, kidnapping des filles mineures avec conversion et mariage forcés, humiliation de l'image symbolique du pape, appels à quitter le pays. La deuxième révolution du 30 juin 2013 avec plus de 20 millions d'Égyptiens dans les rues pour réclamer le départ de Morsi et sa confrérie, a mis fin à cet état chaotique. Musulmans et chrétiens se sont unis contre l'idéologie extrémiste fanatique et violente de la Confrérie et des salafistes. Le grand imam Ahmed el-Tayeb de la Mosquée d'al-Azhar, et le patriarche Tawadros II se retrouvent ainsi côte à côte dans différentes démarches communes.

Le président Sissi a pris la défense des chrétiens d'Égypte contre le fanatisme insoutenable des Frères musulmans et leurs alliés terroristes. Par un geste historique, symbolique et courageux, il aura été le premier dirigeant musulman dans l'histoire égyptienne à venir à la messe de minuit du Noël oriental du 6 janvier pour féliciter les coptes et leur apporter un message de paix et d'union nationale. Sa demande récente aux imams et experts d'al-Azhar, à revoir le discours religieux, à épurer les idéologies de violence, et à concevoir une révolution religieuse, est un appel inédit. Il devrait recevoir le soutien mondial à la fois moral et matériel pour atteindre ces objectifs si ambitieux. Sa fermeté et sa prise de position suite aux décapitations des 21 coptes en Libye est fortement saluée. Sa résistance devrait être perçue comme un solide rempart contre l'extrémisme religieux qui se répand dans la région, et dans l'Occident qui ne saurait être épargné.

L'Église d'Égypte a-t-elle mené des actions particulières contre Daech?

L'Église d'Égypte n'a ni la capacité ni le pouvoir de mener des actions particulières en dehors des prières, d'appels au calme pour les jeunes qui seraient en colère contre les persécutions et l'injustice, et d'initiatives auprès les dirigeants du régime au pouvoir pour intervenir. Contrairement aux chrétiens du Liban, il n'y a pas de chrétiens armés ni de milices. Depuis les premiers siècles, elle est appelée «L'Église des Martyrs» suite aux persécutions diverses. Son rôle reste spirituel sans s'isoler du contact avec les hommes politiques du pouvoir.

L'État islamique a indiqué avoir agi notamment en réponse à un incident survenu il y a quelques années: l'enlèvement par l'Église d'Égypte de deux chrétiennes coptes qui auraient voulu se convertir à l'islam. Cette affaire n'a de cesse d'attiser les tensions et dans la vidéo de ce week-end, les djihadistes ont déclaré que leur incursion dans le Sinaï leur permettra «la mise en œuvre facile des attaques de représailles contre les chrétiens en Égypte». Ces positions révèlent-elles une véritable volonté d'anéantir les coptes ou tiennent-elles plus d'un prétexte pour s'attaquer à l'Égypte et déstabiliser la région?

Il s'agit de l'un des «montages» habituels des islamistes:

- une bagarre entre un chrétien et un musulman pour qu'elle se solde par la demande de départ de tous les chrétiens du village.

- une femme qui, selon eux, s'est convertie à l'islam mais en a été empêchée par l'Église, dans le but d'humilier les chrétiens et l'image du Pape et en réalité pour faire silence sur les milliers de filles mineures chrétiennes enlevées, converties mariées de force, puis interdites de tout contact avec leur famille.

- une histoire d'amour entre un garçon copte et une musulmane qui n'est pas autorisée, (l'inverse, un garçon musulman et une fille chrétienne n'est pas interdit et plutôt encouragé) se solde par le massacre de la famille entière.

D'ailleurs, l'une des deux femmes en question, Kamelia Shehata, est apparue à la télévision, en annonçant qu'elle avait quitté sa maison suite à une mésentente avec son mari mais qu'ils s'étaient réconciliés et qu'elle était retournée chez elle. Elle a ajouté qu'elle était chrétienne et ne connaissait rien de l'islam. Mais des islamistes continuent leur version, réclamant le retour de leur sœur convertie Kamelia, enlevée et torturée par l'Église....

Ces positions sont à la fois l'expression d'une menace permanente pour les coptes, et le prétexte pour maintenir la division communautaire pour la déstabilisation du pouvoir.

Les djihadistes utilisent le qualificatif de «croisés» pour désigner leurs victimes coptes. Peut-on y voir le signe d'une «nouvelle croisade»?

Il s'agit d'un terme «péjoratif» qui cache plusieurs significations concernant les chrétiens:

1 Identification: ils ne sont pas les habitants d'origine du pays mais sont les héritiers des «croisades», donc d'une importation occidentale.

2 Kafara: des adeptes de la «croix» alors que, pour eux, Jésus n'a pas été crucifié, donc ce sont des impies et infidèles (Kafara, pluriel de Kafer).

3 Humiliation: chrétien en arabe se dit «Masihi» en terme respectueux. Les islamistes utilisent «croisé lié à la croix et aux croisades» ou «Nasara» avec le noun de Daech en Irak en termes d'humiliation.

Il ne s'agit donc pas d'une nouvelle croisade mais des attributs donnés aux chrétiens pour justifier le djihad contre ces infidèles.

 

Jean MAHER sur figaro.fr

25/01/2015

Occident : Dar al-Harb

Dar al-Islam : 1600 ans de guerre, d'oppression, de vols, de viols, de kidnapping, de sous développement mental et culturel

Voici notre présent et notre futur

Ne dites surtout pas que vous ne saviez pas!

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23/01/2015

Point de vue d'un philosophe musulman (qui ne fera pas la loi, hélas!)

Pour la plupart des analystes et des politiciens, le carnage de Charlie Hebdo comme la prise d'otages de Vincennes, ces premières offensives de la guerre contre la France et la République, sont des traumatismes auxquels nul ne pouvait s'attendre. Mais pas pour l'élite franco-musulmane, ni pour les soldats de l'ombre qui luttent contre le terrorisme, ni pour les rares journalistes qui osent nommer l'innommable au risque de se faire accuser d'islamophobes. Ces derniers, comme les intellectuels musulmans éclairés, savaient que cela devait arriver un jour. Ils savent que si les gouvernants ne saisissent pas ce drame national pour revoir de fond en comble leur politique d'immigration, d'intégration, d'éducation, de réforme de l'islam et de relations avec certains émirats du Golfe, le pire serait à craindre.

Ce qui vient de se produire était en effet écrit, pas par la main d'Allah dont les islamo-fascistes ont souillé jusqu'à la magnificence et rabaissé la majesté, mais par trente années de laxisme, d'angélisme et de conformisme malséant au pays de Voltaire. Écrit par les concessions aux tenants de l'islam identitaire, holistique et totalitaire, au nom de la démocratie et de la tolérance républicaine. De la question du voile islamique au massacre tragique de Charlie Hebdo, en passant par l'affaire Redeker ou la conférence du pape Benoît XVI à Ratisbonne, que de chemin parcouru dans la capitulation, l'altération de la laïcité et la subversion de la démocratie. Que de reculs des Lumières face à l'obscurantisme! Que de coups portés au modèle de civilisation occidentale devant la barbarie islamiste! Ce modèle universaliste auquel nous avions fini par y croire, nous autres musulmans d'Orient et du Maghreb, avant de nous réveiller un jour du «printemps arabe» aux sommations de certaines voix politiques et intellectuelles occidentales: la charia, pourquoi pas? L'islamisme «modéré», qu'à cela ne tienne!

Nos zélateurs de l'islamisme «modéré» ont vite oublié que lorsqu'on le célèbre à deux heures de vol de la France, l'on risque d'en subir les assauts en plein cœur de Paris. Ils ont oublié que la Terre est devenue un village interconnecté, qu'il n'y pas de démocratie authentique sans sécularisation, que l'islamisme n'est pas la religion des musulmans mais une religion séculière dont le spectre s'étend des Frères musulmans aux néo-talibans de Daech, qui se partagent le même axiome: «Notre constitution c'est le Coran, notre modèle c'est le prophète, notre régime c'est le califat».

 Ils ont surtout oublié que la quintessence de la civilisation occidentale est dans la désacralisation du sacré et la sanctification de la liberté humaine. Parmi ceux que je vois se lamenter sur le sort des 12 morts, je reconnais certains qui s'étaient indignés que des dessinateurs aient osé toucher au «sacré» en reproduisant en 2006 les caricatures du prophète, qui ne s'est d'ailleurs jamais octroyé cette sacralité supposée, celle-ci étant exclusivement réservée à Dieu et à Lui Seul. Je reconnais même certaines figures islamiques qui avaient porté plainte contre Charlie Hebdo, notamment le sempiternel imam de la Mosquée de Paris, ainsi que l'UOIF, qui est membre du Conseil français du culte musulman (CFCM)!

 Passées les jérémiades des fonctionnaires de l'islam, les indignations sincères de la classe politique, l'heure n'est pas seulement à l'unité nationale et au rejet des amalgames, mais aussi à l'autocritique. Le rejet des amalgames ne doit pas nous dispenser de remettre en cause la dogmatique ambiante qui paralyse la pensée et tétanise l'expression. Ce qui est permis en psychanalyse ne doit pas être interdit en politique: mettre des mots sur les maux.

Même si les Kelkal, Merah, Kouachi et les centaines de sociopathes en Syrie restent minoritaires par rapport à la majorité des musulmans de France, on ne peut pas dire que le modèle d'intégration soit une réussite. Encore moins la gestion de l'islam qu'on disait une chance pour la France. La gallicanisation de l'islam a échoué. Cela vaut aussi pour les autres pays européens, notamment le Danemark, où a vu ses citoyens de la «diversité» manifester sous la bannière noire de Daech et aux cris de «A bas le régime, nous voulons le califat»!

Si l'intégration a «échoué», l'intégrisme a en revanche conquis les cœurs. Parce qu'on a laissé la société s'ouvrir à ses ennemis, une microsociété passée de l'islam quiétiste à l'islamisme radical s'est développée grâce au microclimat culturel, éducatif, politique, médiatique et juridique. Le mal, c'est le cancer islamo-fasciste qu'on a laissé se métastaser dans les banlieues, les prisons, les mosquées, les associations, les écoles et même les universités.

 Plutôt que de ressasser pas d'amalgames, mettre des mots sur les maux, c'est reconnaitre que les terroristes qui ont commis cet abominable crime sont des musulmans. Mais leur islam n'est pas mon islam, ni celui des 5 millions de Français paisibles, ni celui des 1,700 milliards de coreligionnaires dans le monde. Leur islam génétiquement modifié est celui des Talibans, d'Al-Qaïda et de Daech.

Les musulmans de France, pourront-ils encore dire dans leur prière quotidienne, «Allah Akbar», sans s'attirer la suspicion, voire même la haine? Devront-ils bannir de leur vocabulaire cette expression qui marque la transcendance, la grandeur et l'unicité divine dans la liberté humaine? Devront-ils taire cette invocation de l'Eternel, désormais associée au nihilisme des barbares?

Ces musulmans de France que chacun prétend représenter et dont nul n'incarne le quiétisme sont doublement atteints. Ils ont été frappés au centre de leur patrie et au cœur de leur foi. Ils pleurent l'assassinat de leurs compatriotes et la mort de Dieu.

 

MEZRI HADDAD  sur www.figaro.fr

18/01/2015

Société islamique: mode d'emploi

Alors qu'on estime à près de 5 000 le nombre de femmes et d'enfants actuellement détenus comme esclaves sexuels dans les régions de Syrie et d'Irak passées sous contrôle de Daech pour former l'Etat Islamique, plusieurs documents sont venus ces dernières semaines dépeindre les terribles traitements qui leur seraient réservés. En décembre dernier, notamment, le Mail Online a relayé un document signalé par le Memri (Institut de recherche des médias du Moyen-Orient qui étudie la menace terroriste particulièrement via les médias), rédigé et diffusé par le "Département des prisonniers et des affaires de la femme", dirigé par un certain Abu Suja. Intitulé "Questions et réponses sur l'emprisonnement et les esclaves", ce mode d'emploi -qu'il reste difficile d'authentifier- à l'adresse des djihadistes présenterait en 27 points les règles de l'esclavage sexuel.

On y apprend que les femmes pouvant être traitées d'esclaves sont les "non-croyantes", autrement dit, toutes celles qui ne seraient pas de confession musulmane, c'est-à-dire, comme explicitement énuméré dans le texte, les chrétiennes, les juives et les polythéistes, mais aussi les Yézidis, cette communauté persécutée par l'EI dont les croyances (monothéistes) trouvent leur source le zoroastrisme, la religion de la Perse antique.
Une fois achetées ou attribuées à un "maître" qui peut en posséder plusieurs, celles-ci peuvent être violées à volonté, et battues et punies si elles n'obéissent pas ou si elles tentent de s'enfuir. Ce guide précise également que les jeunes filles vierges peuvent être déflorées immédiatement après leur acquisition, que les relations sexuelles avec des esclaves pré-pubères mais "aptes" sont autorisées mais que les femmes ayant déjà eu des rapports doivent d'abord avoir l'utérus "purifié", sans qu'il soit expliqué comment. Pour justifier ces règles, le texte s'appuie sur la Charia telle que l'interprète l'Etat Islamique et cite des textes soi-disant tirés du Coran comme "Allah récompense les musulmans qui sont chastes avec leurs femmes et ce qu'ils possèdent" (sous-entendu pour les djihadistes, leurs esclaves) lorsqu'il s'agit d'interdire toute relation sexuelle avec l'esclave d'un autre.

 
Si cet abject mode d'emploi, dénoncé par de nombreux médias, n'a pas pour autant été officiellement revendiqué par l'EI, il fait étrangement écho à un autre document, révélé par le site Iraqinews puis largement diffusé il y a quelques semaines et contenant la grille tarifaire des esclaves. En fonction de leur âge, de leur beauté, ou même de la couleur de leur yeux, elles seront vendues entre 30 et 2000€, le plus haut prix étant réservée aux enfants de moins de 10 ans. Plusieurs ONG et médias ont également recueilli de nombreux témoignages de jeunes filles et femmes ayant échappé à leur "maître" tandis que la situation de communauté Yézidi présente en Irak et en Syrie et dont les femmes sont réduites à l'esclavage a été décriée par ces mêmes associations et médias qui ont tiré la sonnette d'alarme et n'hésitent pas à parler de génocide.

SOURCE www.aufeminin.com

11/01/2015

Islamisme : ça pue la haine!

Voici une belle vidéo de (sous) culture islamique: anti philosophique, anti démocratique, violente (notez les gestes d'égorgement du barbu qui dirige la bande de décérébrés) et machiste

Notez bien, cet hymne à la haine n'est pas censuré par l’État Français malgré qu'il s'agisse d'une déclaration de guerre

Depuis des années nous alertons sur le fait que le premier volet de la lutte contre le totalitarisme mahométain est de nature IDEOLOGIQUE, bien avant l'aspect policier

 

https://www.youtube.com/watch?v=E7B45h_lAEk

 islam-and-violence-3.jpg

PS : aujourd'hui pas de représentant marocain à la marche pour CHARLIE!

Quant aux autres Pays arabes on sait ce qu'ils ont fait pendant la publication des caricatures

 

 

13/11/2014

Les "musulmans pacifiques" sont irrilevants

Voici l'explication:

https://www.youtube.com/embed/28d04OHyhwU

12/10/2014

Aujourd'hui les Kurdes...demain...Vous!

Cette affaire du siège de Kobané permet au moins de montrer de manière claire l'univers d'hypocrisie qui entoure l'idéologie islamo fasciste de matrice arabe

Alors que tous les jours nous avons été gavés des actualités en provenance de Sarajevo, de Gaza, de Centrafrique, car il s'agissait de "sanctifier" des pauvres "victimes" musulmanes ( indépendamment du fait que ce soit à tort ou à raison), voici que ni ce mollusque appelé Union Européenne, ni même les USA du "saint Obama" , ne jugent utile d'agir pour stopper les massacre délibéré et ignoble de ce glorieux et héroïque Peuple Kurde  AUQUEL VA TOUTE NOTRE ADMIRATION ET NOTRE  SOUTIEN et qui se bat contre l'agression des (arabes) sunnites de l'Etat Islamique abreuvés à l'eau du salafisme saoudien

Quel genre de coalition peut on espérer former avec des adorateurs de l'Egorgeur de la Mecque tels que la belle Arabie Saoudite ou le magnifique Qatar?

Des "adorateurs modérés" contre des "adorateurs radicaux"?

Pour quel objectif politique?

Exterminer chiites, yazidis, chrétiens et tout ce qui ne ressemble pas à un arabe sunnite?

Ou simplement les abaisser à devenir des êtres de deuxième rang?

Ou alors s'allier à l'ignoble Turquie de l'ignoble Erdogan, championne du Monde des génocides ethniques et religieux (jamais reconnus!) QUI TUE A L'ARME A FEU plus de 30 manifestants Kurdes, qui laisse passer les Jihadistes mais qui bloque les Kurdes et leur ravitaillement,  et contre laquelle PAS UN SEUL PAYS NE S'EST INSURGE, PAS UN SEUL !!!!

A suivre ceux qui voulaient la Turquie en Europe Kobané serait aujourd'hui la FRONTIERE DE L'UE!!!!!

Circulez il n'y a rien à voir!

Silence on extermine!

 

Arin Mirkan : portrait d'une héroine tombée pour la libérté contre la barbarie islamique

kobane-20141007-300x300.jpgArin Mirkan était capitaine des Unités populaires de défense (YPJ), la branche armée du Parti de l’unité démocratique (PYD) aux prises depuis le 16 septembre l’État islamique (EI ou Daesh), qui font le siège de la ville kurde de Kobané, dans le nord de la Syrie. Le 5 octobre, cette jeune femme, à court de munitions, encerclée dans le quartier de Mishténour, a préféré se lancer sur les jihadistes et se faire exploser plutôt que de devenir leur prisonnière et de subir leurs outrages et leur barbarie.

Justement, cette barbarie de l’EI, dont les images circulent sur les réseaux sociaux, ne serait pas un motif pour intervenir militairement contre les jihadistes, selon Edwy Plenel. Car, dans les colonnes de Libération, le fondateur de Médiapart estime que « chacun est le barbare de l’autre »… Ben voyons! D’où elle est, Arin Mirkan appréciera…

Quoi qu’il en soit, son sacrifice traduit la volonté farouche des combattant de l’YPJ de ne pas voir tomber Kobané aux mains des jihadistes.

On a malheureusement eu l’occasion de voir le sort que ces derniers réservent à ceux qu’ils ont vaincu.

Cet acte héroïque de cette fille de ce Peuple Kurde fier et courageux  lui fait honneur et nous prions pour que Dieu la reçoit parmi les Anges dans cette lutte contre le Démon Mahométain